Revenu universel: Manuel Valls rouvre le débat sur Facebook (et tacle la droite au passage)

SOCIAL Le Premier ministre veut simplifier les minima sociaux...

20 Minutes avec AFP
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Manuel Valls
Manuel Valls — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Moins de paperasse et plus d’efficacité, c’est en somme le plan de Manuel Valls pour faciliter l’accès aux prestations sociales.

Le Premier ministre défend une simplification et une extension des minima sociaux, avec une « allocation unique » et « à partir de 18 ans », dans une tribune publiée ce mercredi matin où le il qualifie d'« injure » le discours de la droite sur l'« assistanat ».

Dans ce texte publié sur Facebook, Manuel Valls revient sur une « piste » qu’il avait déjà relancée la semaine dernière d’un « revenu universel », qu’il définit comme « une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant ».

« Renforcer notre modèle social »

Le gouvernement « engagera un dialogue avec tous les acteurs pour construire une réponse souple, plus simple et donc plus efficace, qui prenne en compte les situations individuelles », écrit-il, sans plus de précision sur un calendrier ou les acteurs concernés.

« Je crois que ce débat doit être ouvert. Pour aller plus loin ! Pour renforcer notre modèle social ! », plaide-t-il.

Le revenu de solidarité active (RSA), héritier du RMI, peut déjà sous condition être versé à des jeunes de moins de 25 ans, une réforme adoptée sous le quinquennat Sarkozy et confortée par la gauche.

Le Premier ministre a annoncé lundi via Matignon quelques mesures réformant les minima sociaux, mais la piste du revenu universel évoquée par Manuel Valls en avril et plus récemment ne pourra pas être mise en place avant la présidentielle, selon son entourage.

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« Je n’accepte pas que l’on traite "d’assistés" plus de 8 millions de nos compatriotes »

Dans sa tribune, le Premier ministre s’en prend à nouveau au discours sur « l’assistanat » et les « assistés », régulièrement porté à droite.

« Je n’accepte pas que l’on traite "d’assistés" plus de 8 millions de nos compatriotes - jeunes qui cherchent un emploi, salariés modestes ou en formation, retraités avec des petites pensions », écrit le Premier ministre dans sa tribune.

« Je n’accepte pas que l’on pointe du doigt les plus faibles, car c’est faire injure à des femmes, des hommes, des enfants pour qui la vie est dure. C’est faire injure, aussi, à notre République, en l’amputant d’une valeur essentielle : la solidarité », juge le locataire de Matignon, qui souhaite ouvrir des pistes et des débats à l’approche de la présidentielle.

Parmi les candidats à la primaire de la droite, l’ex-président Sarkozy a par exemple proposé fin août que les jeunes sans emploi ou formation soient soumis à un service militaire obligatoire « où ils apprendraient à se lever tôt ».