Front national : Sept choses à retenir du week-end consacré à la candidate présidentielle Marine Le Pen

POLITIQUE Les principaux moments à retenir du week-end politique au Front national, à l’occasion des « Estivales de Marine Le Pen » à Fréjus (Var)…

Anne-Laëtitia Béraud

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Marine Le Pen, présidente du Front national, le 18 septembre 2016 à Fréjus (Var).
Marine Le Pen, présidente du Front national, le 18 septembre 2016 à Fréjus (Var). — CHAMUSSY/SIPA

De notre envoyée spéciale à Fréjus,

Le Front national a tenu ce week-end à Fréjus ses journées d’été, renommées cette année « Estivales de Marine Le Pen ». A sept mois de la présidentielle, la marque FN s’est éclipsée au profit de la candidate frontiste à la présidentielle, Marine Le Pen. Des promesses aux piques en passant par les moments insolites, 20 Minutes revient sur les temps forts de ce week-end politique…

Le lexique
Il n’y a plus de « candidate du Front national », mais seulement un prénom, « Marine »… Comme en 2012, la « marque » Front national, avec la flamme, le nom et les équipes s’effacent au profit de la seule candidate du FN à la présidentielle. La communication du parti et de sa patronne, comme le souligne le vice-président Florian Philippot, vise à « coller » à l’élection présidentielle, représentée par « la rencontre d’un homme, en l’occurrence d’une femme, et d’un peuple ».

L’homme
Si le dimanche a été monopolisé par la candidate frontiste qui a tenu un discours l’après-midi, l’homme du samedi a été David Rachline, sénateur-maire de Fréjus, où se déroule le rassemblement. Il a été nommé officiellement le matin même directeur de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Un rôle d’homme-orchestre pour cet élu de 28 ans… qui a surtout la qualité de « ne pas avoir d’ennemi » au sein du parti, a souligné Marine Le Pen.

Le moment WTF
Si la journée, militants et experts maison ont parlé des thèmes de campagne lors de tables rondes (« En finir avec le terrorisme islamiste », « Immigration et communautarisme » etc.), la soirée de samedi a connu son moment insolite. Plusieurs membres du FN ont publié une image de Marine Le Pen avec, à bout de bras, un aigle à tête blanche. Un cliché qui s’est retrouvé dès le lendemain en vente dans un stand au prix de 10 euros.

Le pari
En vue de 2017, le pari est de crédibiliser la candidate FN à la présidentielle. Les équipes estiment avoir été inaudibles sur certains thèmes en 2012, notamment sur le programme économique. En 2016, les collectifs gravitant autour du FN sont donc invités à fournir des idées à la candidate, mais aussi crédibiliser sa stature d’éventuelle présidente. Parmi eux, le collectif « Les Horaces », qui rassemblerait des conseillers de l’ombre mais de haut vol, est mis en avant.

La cible
L’ensemble de la classe politique française a été critiqué pendant le rassemblement du parti. Mais l’ancien président Nicolas Sarkozy, aujourd’hui candidat à la primaire de la droite et du centre, a été particulièrement ciblé. « A chaque élection, Nicolas Sarkozy a montré de lui une image de fermeté, d’autorité sur l’immigration. A chaque fois qu’il a été en situation, comme ministre ou président, il a été le promoteur d’une immigration massive, d’un laxisme total, d’un communautarisme ravageur, d’une discrimination positive qui est à l’encontre des valeurs de la République française », a notamment attaqué Marine Le Pen.

La date
S’estimant « sans adversaire » le temps que les primaires de droite et de gauche soient terminées, Marine Le Pen a précisé la date du lancement de sa campagne présidentielle. Celle-ci doit commencer à la mi-février. D’ici là, le parti va terminer son programme en s’inspirant du travail des collectifs qui tiendront d’ici février « sept à huit conventions ». La première de ces réunions, consacrée à l’éducation, se tiendra jeudi à Paris.

Le slogan

Adopté après les élections régionales, le slogan « La France apaisée » a disparu au profit d’un autre martelé dimanche : « Au nom du peuple. » Samedi, Marine Le Pen s’est ainsi qualifiée : « Je suis et serai dans cette présidentielle la candidate du peuple ». Assurant par ailleurs avoir « hâte que le match ait lieu ».