Primaire à droite: On vous présente les 8 candidats déclarés

PRIMAIRE Il y aura donc sept candidats LR et un candidat du parti Chrétien-démocrate…

T.L.G.

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Les huit candidats à la primaire de la droite et du centre.
Les huit candidats à la primaire de la droite et du centre. — Photomontage.

Ils seront donc huit sur la ligne de départ pour s'affronter lors de la primaire de la droite et du centre le 20 novembre. En plus de la candidature «automatique» de Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti Chrétien-démocrate, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Hervé Mariton ont déposé leurs parrainages auprès de la Haute autorité*. L’instance, qui bouclait les dépôts de candidature ce vendredi, examinera chaque dossier et publiera le 21 septembre la liste officielle des candidats. La campagne officielle débutera le jour même. 20 Minutes vous présente chacun d’entre eux.

Jean-François Copé

Jean-François Copé à Paris le 10 février 2016

Sa ligne : L’ancien président de l’UMP entend défendre la « droite décomplexée ». Il tire à tout va sur ses adversaires, qui ont « multiplié les demi-mesures », dit-il, pendant le précédent quinquennat. Le député-maire de Meaux l’affirme : « ma main ne tremblera pas face aux syndicats et ne cédera pas face aux islamistes ».

Ses soutiens : Malgré son solide réseau, Jean-François Copé a obtenu difficilement les parrainages nécessaires : 282 élus dont vingt-quatre parlementaires, près de 3.300 adhérents. « Je reviens d’un long chemin. J’ai eu à franchir beaucoup d’obstacles. La bande des quatre - Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire - n’avait pas intérêt à voir arriver un cinquième élément ! ». Dans sa besace, pas vraiment de poids lourds. Même Christian Jacob, son « ami de toujours » a préféré rallier Sarkozy.

François Fillon

L'ancien premier ministre François Fillon à Boulogne-Billancourt, le 9 mars 2016

Sa ligne : Parti très tôt en campagne, l’ancien Premier ministre propose « un projet de redressement national » avec des mesures chocs : 120 milliards d’économie sur 5 ans, « c’est l’effort le plus important jamais fourni par notre pays dans son histoire contemporaine […] pour sauver notre modèle social ». Il semble aussi avoir ciblé un rival : Nicolas Sarkozy.

Ses soutiens : Le Thatcher de la Sarthe a déposé les parrainages de plus de 6.000 adhérents, 406 élus, 84 parlementaires. Parmi ses soutiens, Gérard Larcher, Bernard Debré et Bernard Accoyer.

Alain Juppé

Alain Juppé.

Sa ligne : Le maire de Bordeaux tente d’imposer son image de rassembleur, faisant de son « identité heureuse », un des marqueurs de sa campagne, pour apaiser « les tensions inutiles ». « Rassembler plutôt que chercher à cliver, rassembler plutôt que vouloir exclure ou stigmatiser, rassembler plutôt que d’exciter les surenchères ».

Ses soutiens : L’entourage de Juppé a fait savoir que ses chiffres seraient publiés ultérieurement. Dans ses soutiens, Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Hervé Gaymard, Jean Léonetti ou Fabienne Keller.

Nathalie Kosciusko-Morizet

NKM

Sa ligne : Libérale sur le plan économique et progressiste sur les questions sociétales, NKM s’est opposée à la « droitisation » de son parti. Revendiquant sa liberté de parole, l'« emmerdeuse » revendiquée n’hésite pas à prendre des positions iconoclastes ou à tenir tête à Nicolas Sarkozy. Elle défendra « des thématiques comme l’innovation numérique, les transformations du monde du travail, l’écologie, qui ne sont pas présentes aujourd’hui ».

Ses soutiens : Que ça a été dur ! NKM a dû batailler ferme pour réunir ses parrainages. Sur les 23 parlementaires ayant répondu à son appel figurent plusieurs centristes et des soutiens… d’autres candidats à la primaire.

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire arrive à une réunion publique à Vesoul le 23 février 2016

Sa ligne : Son credo tient en un slogan :  « Le renouveau, c’est Bruno ». L’ancien ministre espère faire évoluer la pratique et le personnel politique (limite du cumul des mandats, réduction des parlementaires). Depuis des mois, le quadra sillonne la France, espérant « bousculer le jeu ». « Cette campagne sera féroce, c’est une question de vie ou de mort, pas une course de petits chevaux comme la primaire socialiste », prévient-il.

Ses soutiens : Le 10 mai dernier, BLM a déposé les parrainages de « 34 parlementaires, 500 élus et plus de 5.000 adhérents ». Dans ses partisans, on retrouve Thierry Solère, Franck Riester ou encore Yves Jégo (UDI).

Hervé Mariton

Herve Mariton during the secondday of Les Republicains group annual seminary on September 24, 2015 in Reims. /APERCU_083403/Credit:ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA/1509250901

Sa ligne : Libéral sur le plan économique, Hervé Mariton se montre conservateur sur les questions sociétales. Il s’oppose avec virulence à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels, milite pour « un droit du sang ouvert », et espère « peser sur la ligne de la droite et du centre pour 2017 ».

Ses soutiens. Après une course contre la montre, Hervé Mariton a bien déposé les parrainages de 2.800 adhérents, 300 élus locaux et 20 parlementaires. Le député centriste Jean-Christophe Fromantin lui a offert son dernier parrainage ce vendredi pour « la pluralité du débat ». « J’accepte avec bonheur et honneur », a répondu le maire de Crest (Drôme).

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, le 26 juillet 2016, à Paris.

Sa ligne : Nicolas Sarkozy a placé l’identité, la sécurité, et l’immigration au cœur de sa campagne, égrenant des propositions chocs, qui ont déjà cristallisé le débat à droite. « Je ne serai pas le candidat de l’eau tiède, des demi-solutions », a-t-il prévenu.

Ses soutiens : L’ancien patron des Républicains a sorti l’artillerie lourde. Son entourage indique les signatures « de plus de 20.000 adhérents », un millier d’élus dont « 103 députés plus trois soutiens » (ceux de Laurence Arribagé, Pierre Lellouche et Nicole Ameline, qui ont signé pour d’autres candidats). De nombreux poids lourds l’ont rejoint après l’avoir plus ou moins lâché : Christian Jacob, Eric Ciotti, Laurent Wauquiez, François Baroin, Éric Woerth ou encore Christian Estrosi.

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson le 24 mai 2016 à Paris

Sa ligne : Le président du PCD (ancien parti de Christine Boutin) estime que la « prochaine élection portera sur des choix de civilisation et non de gestion », et souhaite défendre les « racines chrétiennes » de la France. Cet anti-Maastricht convaincu estime par ailleurs être « plus à gauche qu’Emmanuel Macron » en économie.

Ses partisans : Etant président du parti Chrétien-démocrate, qui participe au scrutin, Jean-Frédéric Poisson n’est pas soumis aux règles de parrainages parlementaires. Il a par ailleurs jugé « incompréhensible » le soutien du collectif Sens commun, né des manifs pour tous, pour François Fillon.

*La Haute autorité a également reçu trois candidatures au titre d'autres partis ou groupements politiques.