Ce qu’il faut retenir du discours de François Hollande

DISCOURS Le chef de l’Etat a esquissé l’idée d’une nouvelle candidature pour 2017…

H. B. avec AFP
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François Hollande, ce jeudi matin à la salle Wagram lors de son discours.
François Hollande, ce jeudi matin à la salle Wagram lors de son discours. — Christophe Ena / POOL

Laïcité, terrorisme, présidentielle… François Hollande, , a tenté ce jeudi matin de convaincre les Français  . Il a abordé plusieurs sujets sensibles qui préoccupent aujourd’hui les Français.

  •  La laïcité
     

 « n’est pas la religion d’Etat contre les religions », a affirmé François Hollande, se disant convaincu que   peut « s’accommoder de la laïcité comme l’ont fait avant lui le catholicisme, les religions réformées,   ». « La question se pose aussi donc à la République : est-elle réellement prête à accueillir en son sein  qu’elle n’avait pas prévue avec cette ampleur il y a plus d’un siècle ? », s’est interrogé le chef de l’Etat.

  •  Le burkini
     

François Hollande a récusé toute « législation de circonstance, aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle », dans ou d’élargir l’interdiction du port du voile. « Je l’affirme ici, tant que je suis président de la République, il n’y aura pas de législation de circonstance, aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle », a déclaré le chef de l’Etat.

  •  La lutte contre le terrorisme
     

François Hollande a rejeté jeudi l’idée d’un « Etat d’exception » qui « suspendrait » l’Etat de droit , dénonçant les « surenchères » et les « tours inquiétants »  . « Non, les principes constitutionnels ne sont pas des arguties juridiques », a répliqué le chef de l’Etat en référence à  . « Une argutie juridique, le droit d’aller et venir ? Une argutie juridique, la liberté d’expression ? Une argutie juridique, la liberté de culte ? Une argutie juridique, la présomption d’innocence, bien commode à brandir quand il s’agit de plaider pour son propre compte ? », a taclé l’actuel président de la République.

  •  La défense du modèle social
     

« La cohésion nationale, c’est aussi notre modèle . J’en suis le garant car il est le patrimoine commun des Français », a ajouté le président de la République. « Le modèle social doit sans cesse être modernisé, réformé, complété pour pouvoir être adapté aux aspirations personnelles comme aux besoins collectifs, et sans que son financement n’entrave la compétitivité de   », a-t-il précisé. « Un pays solide, c’est une nation solidaire. C’est le sens   que j’ai conduites depuis 2012 », a défendu l’actuel locataire de l’Elysée.

  •  La présidentielle
     

Le Président a achevé son discours en évoquant l’échéance qui « approche » de , prônant « la cohésion nationale » et « le rassemblement » et assurant qu’il s’agissait du « combat d’une vie ». « Le moment venu et il approche, les Français auront à décider de leur avenir et de celui de notre pays. Ils jugeront des résultats, des personnalités et des projets », a déclaré  , évoquant à plusieurs reprises « l’idée de la France ».