EN DIRECT. Discours de François Hollande: «Je veux que l'on limite le cumul des mandats dans le temps»

LIVE Suivez sur «20 Minutes» le discours du président de la République consacré «à la démocratie et au terrorisme»...

Anne-Laëtitia Béraud
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François Hollande lors de son discours sur le terrorisme et la démocratie, le 8 septembre 2016, à Paris.
François Hollande lors de son discours sur le terrorisme et la démocratie, le 8 septembre 2016, à Paris. — AFP
L'ESSENTIEL
  • François Hollande prononce ce jeudi matin à Paris un discours sur « la démocratie face au terrorisme » devant la Fondation Jean-Jaurès, la Fondation européenne d’études progressistes et le think tank Terra Nova.
  • Ses fidèles espèrent que le chef de l'Etat donnera un signe sur le lancement de sa candidature à la présidentielle de 2017.
  • Près de deux mois après les attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, la thématique de la démocratie et du terrorisme permet d'évoquer, pour le chef de l'Etat, des sujets régaliens à même de le hisser au-dessus de ses rivaux et adversaires politiques.
  • A huit mois de la présidentielle, près de neuf Français sur dix (88 %) ne souhaitent pas que François Hollande soit candidat en 2017, selon un sondage Elabe pour BFMTV.

A LIRE AUSSI

Avec son discours sur le terrorisme, François Hollande veut convaincre (qu'il peut être candidat)

12h50: Fin du discours de François Hollande

Longue ovation et départ du chef de l'Etat. 

Merci de nous avoir suivi et à très vite sur 20 Minutes pour l'analyse de ce discours offensif sur le terrorisme... mais aussi sur les potentiels adversaires du chef de l'Etat à la présidentielle de 2017.

12h45: Futur slogan? «Nous sommes la France»

Le chef de l'Etat déroule plusieurs idées, en faisant une nouvelle anaphore: «Nous sommes la France»

«Appeler à la cohésion nationale, porter un projet collectif, défendre l’idée même de la France, justifient plus que jamais le rassemblement» «Je ne me détournerai pas de cet objectif qui m’a animé tout au long du quinquennat »«J’ai ressenti plus qu’aucun autre ce que représente la France » avant d'assurer «Je ne laisserai jamais la France s'abîmer, être altérée ou réduite, c’est le combat d’une vie» «Nous sommes la France, un pays dont les choix seront décisifs pour l’avenir de l’Europe, pour son existence même (...) Nous sommes la France et c’est ainsi que nous vaincrons le terrorisme»

Il déroule plusieurs thèmes en fin de discours, tels que la défense modèle social, cette certaine «idée de la France», la cohésion nationale, la place de la France dans l'Europe. De quoi s'interroger si ces thématiques pourraient constituer futur programme présidentiel. «Je ne laisserai pas l'influence de la France s'altérer dans les prochains mois ou les prochaines années».

Là encore, la formule intrigue. Le chef de l'Etat termine sur: «Nous sommes la France», qui claque comme un slogan de campagne... La formule commence d'ailleurs à égrener sur Twitter en mot-dièse: 

12h37: Un président en pré-campagne...

«Le moment venu, et il approche, les Français auront à décider de l’avenir de la France. Ils jugeront des résultats et des projets». 

Et adresse une pique au concept d'Alain Juppé, à savoir «l'identité heureuse» (sans nommer le maire de Bordeaux, candidat à la primaire).

«Notre identité n'est ni heureuse ni malheureuse. Mais s'appuie sur la contribution successive de générations successives». «Elle n’est pas figée dans le temps. Elle est en perpétuel mouvement»

Pour le chef de l'Etat, le plus important, c'est «l'idée de la France». Une formule déjà utilisée et dont la source est à chercher du côté du général de Gaulle, qui popularise cette «certaine idée de la France», qu’il explique dans ses Mémoires de guerre. L'Appel«A mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.»

 

12h32: Revenant sur la démocratie, il adresse une pique aux adversaires

«Je mets en garde ceux qui, candidats à l’exercice du pouvoir, voudraient remettre en cause la fonction présidentielle »

Et de balancer aux candidats de l'opposition: «Des réformes institutionnelles doivent être accomplies (...) Mais la solution ne passe pas par des ordonnances ou référendums» (proposées par Jean-François Copé ou Nicolas Sarkozy par exemple).

François Hollande assure vouloir réduire les mandats des élus dans le temps.

12h21: Il évoque la présidentielle, les primaires ... et son bilan depuis 2012

Sans les nommer, il évoque les primaires, parlant de course pour «assécher le modèle social». Pour François Hollande, les responsables de la droite «pensent que le pouvoir est là, à portée de main. Ils y sont, ils s'y installent, ils s'organisent, ils pensent que l'élection, c'est la primaire, et que le reste n'a plus d'importance, que les Français viendront signer au bas de la page». 

Et fait une petite blague: « Je veux le dire, au nom du suffrage universel, dont je suis encore jusqu’au mois de mai le seul qui en ait eu l’onction (...) que dans une démocratie, il y a l'élection. Ah ce n’est pas facile l’élection, il faut la mériter, il faut s’y préparer et il faut respecter les citoyens». 

Il loue ensuite son action :«Un pays solide, c’est une nation solidaire. C’est le sens des réformes que j’ai conduites depuis 2012»

En vrac, il revient sur qq réformes phares: «Notre système de retraite a été sauvegardé et prend désormais en compte la pénibilité du travail»; «De nouveaux droits ont été créés. Je pense au compte personnel d’activité, à la garantie jeune, à la prime d’activité » et «la lutte contre les discriminations a été renforcée avec la possibilité que les victimes engagent des actions de groupe ».

Louant ses réformes concernant l'éducation, il souligne qu'il reste encore à faire, et que l'éducation est l'une des solutions contre le terrorisme. >> «L’école est la réponse de la démocratie face à l’ignorance, à la désinformation, au complotisme» «C’est la raison pour laquelle nous avons réintroduit à l’école l’apprentissage de la laïcité et de la morale civique» Il se satisfait ensuite du service civique.

12h15: «Ce qu’il nous faut réussir ensemble, c’est la construction d’un islam de France »

Frnaçois Hollande évoque «la décision consiste à remettre sur pied une Fondation pour l’islam qui appuie les initiatives culturelles, éducatives, sociales». Puis «la deuxième décision sera de créer une association nationale afin de trouver les financements pour la construction de mosquées, la formation des imams» «La République ne peut se satisfaire d’une situation où la majorité des imams est formée à l’étranger et parfois ne parle pas notre langue»

Le chef de l'Etat demande par ailleurs aux musulmans de repousser l'islam radical, qui est un combat républicain. Il leur demande en tant que citoyen, et non en tant que musulman.

 

12h10: «La laïcité n'est pas une religion d'Etat contre les religions»

«La laïcité n’est pas une mystique, elle n’est pas la religion de l’État contre les religions mais un ensemble de règles de droit». 

Le chef de l'Etat parle de la place de l'islam dans la République: 

«La loi de séparation des Églises et de l’État a été conçue à un moment où l’islam ne concernait qu’une infime partie de la population». «La question est de savoir si les principes posés il y a plus d’un siècle restent adaptés alors que l’islam est la 2e religion de France» «La réponse est oui, clairement oui. L’immense majorité de nos compatriotes musulmans nous en donnent chaque jour la preuve » «Rien dans l’idée de laïcité ne s’oppose à la pratique de l’islam en France, pourvu qu’elle se conforme à la loi»

>> «Je l’affirme, tant que je suis Président, il n’y aura pas de législation de circonstance, aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle (...) nos lois suffisent»

12h07: «Il est tellement plus simple de flatter les mauvais sentiments, la peur, les vents mauvais» 

«Toujours plus commode de dire »eux« et »nous». Sans le nommer, François Hollande vise les partis populistes et d'extrême droite.

 

12h01: Autosatisfectit de son action contre le terrorisme

«Nous avons pris toutes les décisions, même les plus difficiles avec Manuel Valls et le Parlement.»

«Dois-je rappeler les 9.000 postes de policiers gendarmes créées? Oui parce que 13.000 ont été supprimés précédemment» >> Il souligne la hausse des effectifs des forces de l'ordre durant son quinquennat, et baissées sous le dernier quinquennat (de Nicolas Sarkozy, non nommé).

«Qui peut dire que nous ne voulons pas user de tous les moyens possibles pour traquer nos ennemis ?» 

«Nous vaincrons» grâce à «l'Etat de droit» et «la cohésion», assure le président, qui met en garde contre le populisme.

 

11h56: Le président critique les propositions de l'opposition, comme «renier les droits de l'Homme», «revenir à la cour de sûreté», «supprimer le droit du sol», «supprimer le regroupement familial» (proposés par Les Républicains, non nommés explicitement)

«Je les entends qui battent les estrades en recourant à toutes les surenchères pour mieux se distinguer à l’intérieur de leur camp» >> Une phrase adresée à l'opposition

Il évoque ces propositions des Républicains comme des «renoncements». Pour info, la suspension du regroupement familial a été proposée par le candidat à la primaire Nicolas Sarkozy.

Point anaphore du discours: «Non, les principes constitutionnels ne sont pas des «arguties juridiques» ! Une argutie juridique, la liberté d’expression ? la liberté de culte ? Une argutie juridique, la présomption d’innocence, bien commode à brandir quand il s’agit de plaider pour son propre compte ? »

 

11h48 : « Les démocraties gagnent toujours les guerres (…. leur victoire est inévitable »

«Cette force c’est la liberté. » Le chef de l'Etat évoque la nécessité de l'intervention des armées françaises en «opex» les opérations extérieures dans la bande sahélo-saharienne contre le terrorisme islamiste. «Je fais tout pour protéger les Français», rappelle le chef de l'Etat, qui estime que «La liberté n'est pas un handicap». 

Mais «Nul ne peut, en conscience, promettre qu'il n'y aura pas d'attentat».

Il parle d'«un quinquennat qui a été éprouvé par tant d'attentats (...) jusqu'à ces derniers jours où les tentatives sont là. Et quand elles sont déjouées, nous n'en disons rien».

 

11h44 : François Hollande prend la parole

« Malgré les épreuves (…) la peur (…) la souffrance nous vaincrons, la démocratie sera toujours plus forte ».

«Le terrorisme islamiste s'est érigé en faux État dirigé par de vrais assassins. Il dévoie une religion, l’islam, pour propager sa haine» . «Les musulmans payent également leur tribut"

«Voilà l’ennemi, nous le nommons. Même s’il recule, il s’installe sur d’autres pays. En Asie, en Afrique » « Cet ennemi est cruel. Il endoctrine, enrôle et envoie ses recrues frapper des innocents . Il est insatiable »

11h27: Latifa Ibn Ziaten présente au discours de François Hollande 

Plusieurs journalistes ont remarqué la présence de Latifa Ibn Ziaten, la mère de Imad Ibn Ziaten, premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah. Cette femme milite aujourd'hui pour le vivre-ensemble.

 

11h15: Arrivée de François Hollande salle Wagram

... mais le président ne va pas prendre la parole tout de suite, relève notre journaliste. 

 

11h10: On se fait attendre à la tribune...

11h58: Notre journaliste salle Wagram à Paris

Notre journaliste Thibaut Le Gal est salle Wagram à Paris d'où il suit le discours du chef de l'Etat. Il va live-tweeter cette intervention. Pour le suivre sur Twitter >> @LGThibaut

 

10h40: Bonjour à tous 

La journée s'annonce très politique avec le discours de François Hollande salle Wagram à Paris, à 11h. Evoquant «la démocratie face au terrorisme», François Hollande devrait revenir sur les attentats de cet été en France, et évoquer des sujets régaliens et les interventions de la France à l'étranger. Avant même d'avoir prononcé son discours, François Hollande est critiqué par l'opposition. Porte-parole de Nicolas Sarkozy pour la campagne de la primaire à droite, Eric Ciotti (Les Républicains) a accusé le président de «prendre le sujet du terrorisme» pour «se relancer politiquement», «instrumentalisation» jugée «indigne».