Présidentielle 2017: Montebourg veut baisser les impôts de 10 milliards et promet 500.000 chômeurs de moins

ECONOMIE L’ancien député de Saône-et-Loire a dévoilé son programme économique s’il était élu président…

20 Minutes avec AFP

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Arnaud Montebourg au Mont Beuvray.
Arnaud Montebourg au Mont Beuvray. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

A quoi ressembleraient les cent premiers jours à l’Elysée de l’ancien ministre du Redressement productif ? Arnaud Montebourg, candidat PS à l’Elysée, détaille dans Les Echos de mercredi ses propositions économiques avec deux mesures phares. « Une baisse des impôts, de 10 milliards d’euros sur tous les leviers - (impôt sur le revenu, CSG, impôts locaux…) pour les classes moyennes et populaires victimes de l’austérité fiscale. Ensuite, une mesure de relance de l’investissement par les infrastructures - transports, haut débit - à hauteur de 20 milliards d’euros », répond Arnaud Montebourg au quotidien économique.

Une recette miracle qui permettrait « avec ces 30 milliards », d’obtenir « deux points de croissance en plus à horizon de cinq ans, 500.000 chômeurs de moins, une dette qui diminue de 10 points et un déficit budgétaire stable », d’après lui.

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« Une banque d’encouragement au risque »

« Investir ainsi dans la croissance, c’est mon projet pour approcher le plein-emploi, dans un cadrage macroéconomique rigoureux permettant de diminuer la dette en même temps que le chômage », assure-t-il. « Il faudra aussi très vite libérer le crédit. C’est pourquoi je propose une banque d’encouragement au risque, pour faire ce que la BPI ne fait qu’au compte-gouttes : le cautionnement du crédit et la mutualisation du crédit », souhaite-t-il aussi.

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« Pour relancer l’économie, nous allons également drainer de 10 à 20 % de l’épargne de l’assurance-vie vers l’investissement des PME et investir massivement - 100 milliards sur cinq ans - dans les économies d’énergie sur les bâtiments publics et privés », propose l’ancien apôtre de la « démondialisation ».

Au niveau de l’Union européenne, l’ancien député de Saône-et-Loire prône « un plan de relance massif dans toutes les économies en même temps » et met en garde : « Si nous échouons à la transformer radicalement, c’est la porte ouverte à [Marine] Le Pen. »