Le lycée, «prochaine étape» de réforme, promet François Hollande

EDUCATION Le président a également défendu son bilan (calmement) en matière d’éducation…

C. A. avec AFP

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François Hollande a défendu son bilan en matière d'éducation, jeudi lors d'une visite à Orléans à l'occasion de la rentrée scolaire
François Hollande a défendu son bilan en matière d'éducation, jeudi lors d'une visite à Orléans à l'occasion de la rentrée scolaire — WITT/SIPA

Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée scolaire, le chef de l’Etat s’est projeté dans l’avenir, en affirmant que le lycée « doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », lors d’une visite à Orléans.

« La rentrée doit être une chance pour chacun et pour tous », a déclaré le président, qui s’est rendu avec la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem dans une école primaire et un collège du quartier de l’Argonne faisant partie du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +).

«Pour les prochaines années (…) nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », a dit le président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. « Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d’avenir », vers « les métiers d’avenir ».

Hollande défend son bilan

« Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur », a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà du quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans « 60 % d’une classe d’âge soit diplômée de la licence ».

Le chef de l’Etat avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d’éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. « L’école ne peut pas rester immuable », a-t-il répondu aux critiques.

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Il s’est réjoui des résultats en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de la progression du numérique à l’école. « Fin 2018, tous les collèges de France (…) auront accès au numérique », a-t-il promis.

Le chef de l’Etat a de nouveau assuré que sa promesse emblématique de créer 60.000 postes dans l’enseignement pendant son quinquennat serait tenue.

Sécurité renforcée

« Cette rentrée n’est pas comme les autres (…) parce que nous savons dans quel contexte nous avons été obligés de la préparer », pour faire face à la menace terroriste, a aussi dit François Hollande.

« Nous avons dû renforcer un certain nombre de vigilances et nous avons rappelé les consignes indispensables », a-t-il dit, énumérant le renforcement des contrôles à l’entrée des établissements, « les exercices de confinement » ou d’évacuation, « les formations aux premiers secours » et « à la gestion des crises » des élèves et personnels enseignants.

« Ma responsabilité, c’est de faire en sorte que chaque élève puisse aller à l’école sans avoir peur, que les parents puissent également être rassurés », a-t-il dit, citant la mobilisation de 3.000 réservistes de la gendarmerie pour « sécuriser un certain nombre d’établissements »

« Je ne veux surtout que l’on puisse créer un climat qui soit lourd dans les établissements ou une forme de suspicion à l’égard de personnes », a-t-il dit. « Il ne doit y avoir aucune stigmatisation. Chacun, chacune doit savoir que l’école c’est l’école de tous ».

Anti-loi Travail, opposants gabonais et salariés de Philips face au président

La visite du président s’est déroulée sans incidents, à l’exception de l’intervention d’une mère d’élève dans la cour de l’école du Nicotin qui lui a lancé : « Vous n’êtes pas le bienvenu. Vous stigmatisez les musulmans ».

Des mères d’élèves, dont certaines portaient le voile, étaient présentes devant les grilles de l’école.

Tenues à distance par les forces de l’ordre, environ 70 personnes ont manifesté pendant la visite présidentielle contre la loi Travail. Une dizaine de salariés de Philips ont protesté contre le projet de fermeture du site de la Motte-Beuvron (Loir-et-Cher), tandis qu’ une poignée d’opposants gabonais réclamaient l’intervention de la France et de son président « pour arrêter le massacre » après que des violences ont éclaté à Libreville à l’annonce de la réélection d’Ali Bongo.