Démission de Macron: On ne «déserte» pas, tacle Manuel Valls

REACTION Le Premier ministre a assuré avoir pour principe la loyauté, contrairement à l'ex-ministre de l'Economie?...

C. A. avec AFP

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Manuel Valls, Premier ministre, le 29 août 2016 à Colomiers.
Manuel Valls, Premier ministre, le 29 août 2016 à Colomiers. — Simon Decleves/SIPA

Une dernière pique pour la route ? Manuel Valls a fait valoir mercredi qu’il avait comme « principe » la « loyauté » et qu’on ne « déserte » pas, en répondant à une question sur la démission du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Evry (Essonne).

« Chacun son itinéraire, son destin, en tenant compte aussi des principes… Vous savez, moi, j’ai un principe : c’est la loyauté, la loyauté à l’égard du président de la République, bien sûr, mais pas seulement, la loyauté vis-à-vis des Français […]. Dans ce moment-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter », a lâché le Premier ministre pour sa première réaction après la démission de Emmanuel Macron.

« La loyauté, quelque chose qui rend plus fort »

« La loyauté est un principe […] La loyauté, c’est quelque chose qui rend plus fort […] J’ai été loyal toujours dans ma vie politique. Je suis loyal aux institutions du pays, comme je suis loyal comme chef du gouvernement au président de la République, cela va de soi, mais aussi aux Français », a-t-il développé lors d’un déplacement dans son fief électoral, à la veille de la rentrée scolaire.

« On ne s’improvise pas candidat à la présidentielle », a aussi lancé Manuel Valls. Avant d’ajouter, dans une autre flèche envoyée à Emmanuel Macron : « il n’y a pas de place pour les aventures individuelles, il n’y a de place que pour un combat collectif. »

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Être président de la République, c’est « être le successeur du général de Gaulle, de François Mitterrand, il faut conduire les destinées du pays ».

Valls a « une folle envie de continuer »

« La déloyauté, elle fait mal au collectif et la loyauté rend plus fort », a-t-il ajouté, avant d’asséner : « moi, je sais d’où je viens, je suis socialiste, je suis engagé à gauche. » Une nouvelle allusion à Emmanuel Macron, qui avait récemment fait valoir qu’il n’était « pas socialiste » après avoir dit qu’il n’était ni de gauche, ni de droite.

« J’ai reçu une mission et je dois la mener jusqu’au bout. Être loyal, ce n’est pas être entravé, c’est pouvoir agir, c’est pouvoir parler, c’est pouvoir dire ce qu’on pense. Je le fais quand il s’agit de parler de la nation, des valeurs de la République, de la laïcité », a encore insisté le chef du gouvernement.

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« Les Français veulent nous voir et veulent me voir engagé pour l’action du gouvernement et en même temps pour formuler les projets les propositions nécessaires parce que tout ne s’arrête pas au mois de mai prochain. Il faudra aller encore une fois plus loin pour l’école, plus loin pour la compétitivité, plus loin pour la solidarité », a-t-il souligné.