VIDEO. Démission de Macron: Deux ans de déclarations chocs à Bercy

ON EN PARLE Emmanuel Macron, qui vient de démissionner de son poste au ministère de l'Economie, a multiplié en deux ans les déclarations provocatrices…

A.-L.B avec agences

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — Thierry Zoccolan / AFP

Le trublion du gouvernement Emmanuel Macron démissionne de son poste de ministre de l’Economie. En deux ans à Bercy, le trentenaire a bousculé avec des prises de position iconoclastes, voire en contradiction avec l’exécutif et la majorité socialiste. Retour sur les déclarations les plus saillantes de l’ex-ministre repérées par 20 Minutes.

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Faire sauter les 35 heures

La durée légale du travail en France est un peu la bête noire d’Emmanuel Macron. Il revient plusieurs fois sur ce dossier. Fin août 2014, Le Point publie une interview accordée la veille de la nomination d’Emmanuel Macron. Le trentenaire se dit favorable au fait d’autoriser « les entreprises et les branches à déroger » aux 35 heures, en cas d’accords avec les organisations syndicales. Le gouvernement doit peu après assurer qu’il « n’a pas l’intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures. » A l’université d’été du Medef, fin août 2015, le ministre évoque les « fausses idées » de la gauche, 35 heures en tête. En janvier 2016, le ministre explique à la presse étrangère au Forum de Davos : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus [que 35 heures par semaine], sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

Les « illettrées » de l’abattoir Gad

Nouvelle polémique le 17 septembre 2014, quand Emmanuel Macron explique que beaucoup de salariées qui sont au chômage après la fermeture de l’abattoir Gad en Bretagne sont « illettrées ». « Il y a dans cet abattoir une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées ! », dit-il sur Europe 1. Face à la polémique, Emmanuel Macron reconnaît « un mot malheureux » et présente ses excuses à l’Assemblée nationale. Puis rencontre, en janvier 2015, une centaine d’anciens salariés de l’abattoir à Lampaul-Guimiliau (Finistère).

Les « pauvres » en autocar

Moins d’un mois après, le 15 octobre 2014, Emmanuel Macron présente un projet du transport en autocar, arguant que cela pourrait « bénéficier aux pauvres qui voyageront plus facilement ». Les détracteurs relèvent le mépris de la formule du ministre.

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Besoin de jeunes « qui aient envie de devenir milliardaires »

Le 7 janvier 2015, il explique que « l’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Un ange passe au PS…

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La dure vie d’un entrepreneur

« Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties », explique Emmanuel Macron en janvier 2016 pour promouvoir le plan d’urgence contre le chômage annoncé par François Hollande. Il s’attire les foudres de la gauche radicale et la gauche du PS.

Travailler pour « se payer un costard »

Pris à parti par deux grévistes de la CGT à Lunel (Hérault), le 26 mai 2016, le ministre les sermonne avec l’argument suivant : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. » Réponse d’un des hommes : « Depuis l’âge de 16 ans, je travaille, monsieur. » 

Les « promesses non tenues »

Lors du meeting de son mouvement En marche !  à la Mutualité à Paris, le 12 juillet, Emmanuel Macron décrit un pays « usé par les promesses non tenues ». « J’ai constaté à quel point le système ne voulait pas changer », déplore-t-il. Réponse du Président Hollande, deux jours plus tard. Lors de sa traditionnelle interview du 14-Juillet, François Hollande menace Emmanuel Macron de le virer du gouvernement s’il n’est pas solidaire de celui-ci.