Primaire à droite: Nicolas Sarkozy ne se «donnera pas le ridicule» de répliquer à François Fillon

LES REPUBLICAINS « Dans deux mois et demi, il faudra bien qu’on se rassemble », estime l’ancien chef de l’Etat…

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Sarkozy et François Fillon au siège de l'UMP le 2 décembre 2014 à Paris
Nicolas Sarkozy et François Fillon au siège de l'UMP le 2 décembre 2014 à Paris — Lionel Bonaventure AFP

Nicolas Sarkozy entend se placer au-dessus de la mêlée. L’ancien chef de l’Etat a affirmé ce lundi qu’il « ne se donnera pas le ridicule » de répliquer à François Fillon, son ancien Premier ministre et rival de la primaire de la droite, auteur dimanche d’une formule assassine sur la probité en politique.

François Fillon, « a été un bon Premier ministre. Je ne me donnerai pas le ridicule d’attaquer celui avec qui j’ai travaillé pendant cinq ans », a déclaré sur RTL Nicolas Sarkozy, après la pique lancée la veille par François Fillon lors de sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe.

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« Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen », avait lancé dimanche François Fillon, après avoir indiqué qu'« il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable ». Nicolas Sarkozy est mis en examen dans deux affaires.

« Ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français »

« Il y a beaucoup de gens qui sont contre les primaires parce qu’ils ont peur que la droite revienne à ses démons de la division », a déclaré Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République trouverait « parfaitement ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français qui souffrent et sont inquiets ». « Je n’attaquerai pas mon ancien Premier ministre, je n’attaquerai pas mes ministres », a-t-il insisté.

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« Dans deux mois et demi, il faudra bien qu’on se rassemble », a jugé Nicolas Sarkozy, en lice dans cette compétition « pour proposer à la France l’alternance qu’ils attendent ». A quoi attribuer la pique de François Fillon ? « Une liaison entre les chiffres (…) et la nervosité ambiante », analyse l’ancien président, alors que son ancien Premier ministre ne décolle toujours pas dans les sondages.