Primaire à droite: Pour Fillon, Sarkozy propose «trop de demi-mesures»

PRIMAIRE «Pour redresser la France, nous n'avons pas seulement besoin de symboles identitaires mais aussi de marqueurs économiques», met-il en garde... 

20 Minutes avec AFP

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François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 24 août 2016.
François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 24 août 2016. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Haro sur Nicolas Sarkozy. Alors que l'ancien chef de l'Etat déroule ses propositions depuis sont entrée officielle dans la campagne pour la primaire de la droite et du centre, deux de ses principaux rivaux font à leur tour leur rentrée politique ce week-end et concentrent leurs attaques sur lui. 

Vendredi soir, Alain Juppé, qui tient meeting ce soir à Chatou (Yvelines), s'est clairement démarqué de Nicolas Sarkozy notamment sur la question du burkini dans une interview accordée au Figaro. Et ce samedi matin, c'est au tour de François Fillon d'attaquer. L'ancien Premier ministre qui va mobiliser ses troupes dimanche à Sablé-sur-Sarthe juge dans un entretien au Monde qu'«il n'y a rien de très nouveau» dans le programme de Nicolas Sarkozy, qui emploie selon lui le «même ton, (les) mêmes thèmes» et propose «trop de demi-mesures».

«Ce n'est pas un programme innovant»

«Il veut mettre fin aux 35 heures mais seulement s'il y a des augmentations de salaires. Il prône un âge de départ à la retraite de 63 ans, alors que tous les autres pays européens sont à 65 ans. Il n'a pas tiré toutes les conséquences de la situation présente», fustige l'ancien Premier ministre.

«Ce n'est pas le programme innovant qui permettrait un choc psychologique. Pour redresser la France, nous n'avons pas seulement besoin de symboles identitaires mais aussi de marqueurs économiques», met-il en garde, convaincu que «l'élection de 2017 ne doit pas être la revanche de 2012».

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«Juppé obsédé par le rassemblement»

«Le débat ne doit pas se résumer à un duel entre François Hollande qui a échoué et un ancien président de la République qui n'a malheureusement pas convaincu les Français en 2012», martèle François Fillon. Mais ce dernier s'en prend aussi à Alain Juppé, toujours donné vainqueur de la primaire par les sondages: «Alain Juppé est obsédé par le rassemblement. C'est respectable mais cela se fait au détriment d'une clarification programmatique et idéologique». «Cela conduit de mon point de vue à ne pas aller assez loin dans la transformation dont la France a besoin pour se redresser», regrette François Fillon.

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