Présidentielle 2017: Nicolas Sarkozy gêné par plusieurs affaires judiciaires

LES REPUBLICAINS L’ancien chef de l’Etat traîne encore derrière lui plusieurs affaires très encombrantes qui risquent de le freiner dans la course à la présidentielle…

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy dans la cour de l'Elysée, le 25 juin 2016.
Nicolas Sarkozy dans la cour de l'Elysée, le 25 juin 2016. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Nicolas Sarkozy a officialisé ce lundi sa candidature. Mais le parcours vers la présidentielle 2017 reste semé d’embûches pour l’ancien chef de l’Etat qui traîne encore derrière lui plusieurs « casseroles ». Nicolas Sarkozy aborde en effet la primaire de la droite sous le coup de deux mises en examen qui peuvent le gêner. Le calendrier judiciaire reste toutefois très aléatoire et l’ex-président peut espérer éviter un renvoi en procès durant les prochains mois.

  • L’affaire des écoutes

Depuis juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption et trafic d’influence. Il est soupçonné d’avoir tenté, via son avocat Thierry Herzog, d’obtenir auprès d’un haut magistrat des informations secrètes dans une procédure sur la saisie de ses agendas dans l’affaire Bettencourt. L’enquête se poursuit et un éventuel renvoi en procès n’interviendra pas avant des mois, sauf rebondissement procédural.

  • Les comptes de campagne

Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Le juge lui reproche d’avoir engagé des dépenses supplémentaires alors qu’il ne pouvait ignorer que le plafond légal allait être dépassé, ce qu’il conteste. L’enquête n’a pas démontré qu’il connaissait le système de fausses factures destiné à masquer ce dépassement, pour lequel treize autres personnes sont mises en examen.

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Concernant les comptes de la campagne présidentielle de 2007, des juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement libyen formulées par l’intermédiaire Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires, tandis que d’autres ont démenti. L’ex-secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant a été mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

  • Les sondages de l’Elysée

Les juges enquêtent sur les commandes de sondages de la présidence sous le quinquennat Sarkozy. Son conseiller d’alors Patrick Buisson est soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société et revendait à l’Élysée.

  • L’arbitrage Tapie

Six personnes sont mises en examen, dont Bernard Tapie, notamment pour escroquerie en bande organisée. Les juges soupçonnent que cet arbitrage ayant accordé, en 2008, 403 millions d’euros à l’homme d’affaires dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, ne soit le fruit d’un « simulacre » pour le favoriser, avec un aval politique. L’enquête est terminée depuis le 23 juin. Nicolas Sarkozy n’a pas été mis en cause mais les juges ont demandé à l’entendre comme témoin, ce qu’il a refusé.

  • L’affaire Karachi

Nicolas Sarkozy, ministre du Budget à l’époque, a été cité dans cette enquête sur des soupçons de rétrocommissions en faveur du camp Balladur en marge de ventes d’armes dans les années 90. Mais lorsqu’ils ont transmis le dossier à la Cour de justice de la République (CJR), les juges ont visé l’ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard, laissant simplement ouverte la possibilité d’une audition de Nicolas Sarkozy comme témoin assisté.

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  • Les voyages en jet

L’enquête sur les voyages en jet privé de Nicolas Sarkozy facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit s’est achevée sans mise en examen, ce qui laisse présager un non-lieu comme l’a requis le parquet.

  • L’affaire des pénalités

L’enquête, qui s’est soldée par un non-lieu général, visait des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy mais réglées par l’UMP pour le dépassement de son plafond de dépenses de campagne en 2012.

  • L’affaire Bettencourt

L’ancien chef de l’État, un temps mis en examen pour « abus de faiblesse » de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt, a bénéficié en 2013 d’un non-lieu « en l’absence de charges suffisantes ».