Menace terroriste, chômage, primaire... Les dossiers de la rentrée politique de François Hollande

AGENDA Le Conseil des ministres de ce lundi sonne la rentrée politique de l’exécutif français…

Anne-Laëtitia Béraud

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François Hollande, les ministres André Vallini et Bernard Cazeneuve sur le perron de l'Elysée le 22 août 2016.
François Hollande, les ministres André Vallini et Bernard Cazeneuve sur le perron de l'Elysée le 22 août 2016. — Michel Euler/AP/SIPA

On range la crème solaire et on remet la cravate. Ce lundi, l’exécutif a battu le rappel des troupes avec un Conseil des ministres, réunissant le président de la République et les membres du gouvernement.

Lors de cette réunion de rentrée, François Hollande est revenu sur la menace terroriste, la baisse du chômage ou encore « l’esprit de responsabilité face aux difficultés » que « la France fait face au niveau international, au niveau européen et au niveau national », a rappelé le porte-parole Stéphane Le Foll.

A huit mois de la présidentielle puis des législatives, et alors que le président est contesté jusque dans son camp, 20 Minutes vous présente les grands dossiers de cette rentrée pas comme les autres…

Dossier économique

François Hollande le rabâche : « L’inversion de la courbe du chômage » déterminera sa candidature ou non à la présidentielle de 2017. Encore faudra-t-il renouveler les chiffres du chômage du deuxième trimestre annoncés par l’Insee, sous la barre des 10 %, le plus bas niveau depuis 2012. Le défi est énorme pour l’exécutif, car en plus d’une croissance soutenue au moins d’1 %, il lui faudrait retrouver la confiance des investisseurs et des ménages pour relancer la consommation…

La carotte d’une baisse des impôts a été également agitée par François Hollande lors de sa traditionnelle interview du 14-Juillet : si et seulement si le gouvernement a la « certitude » d’une croissance supérieure en 2017 à celle de 2016 (et d’au moins 1,7 %) il s’engagera dans une baisse des impôts. Le projet de budget pour 2017 va être présenté fin septembre.

Dossier social

La rentrée sociale s’annonce chaude… Après la longue opposition àla loi Travail, les adversaires de ce texte n’ont aucune envie de déposer les armes. Une journée de contestation est programmée le 15 septembre par les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, UNL et Fidl. Un appel à la grève est par ailleurs annoncé le 6 septembre au sein du groupe SFR Numericable.

Autre dossier délicat de l’automne : les élections sur la représentativité des syndicats dans les très petites entreprises (- de 10 salariés), à partir de la fin novembre. Le scrutin révélera notamment le rapport de force entre la CFDT et la CGT, cette dernière craignant de perdre son leadership.

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Dossier sécurité

Autre priorité de cette rentrée, après les attaques à Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray : la lutte contre le terrorisme, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, au Moyen Orient et dans la bande sahélo-saharienne. Le dossier est au menu d’un nouveau Conseil de défense et de sécurité qui se tiendra mercredi à l’Élysée.

Dossier diplomatique

Deux mois après la décision historique des Britanniques pour sortir de l’Union européenne, le dossier du « Brexit » va occuper François Hollande et ses homologues ces prochains mois. Premier round de rentrée avec une rencontre entre le chef d’Etat français, le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et la chancelière allemande, Angela Merkel, sur l’île italienne de Ventotene ce lundi soir. Ils prépareront la rencontre des 27 dirigeants européens le 16 septembre à Bratislava, en Slovaquie, sur l’avenir de l’UE sans la Grande-Bretagne.

Au niveau national, François Hollande sonnera la cloche de rentrée pour les ambassadeurs avec une conférence le 30 août. Cette grande réunion, qui rassemble tous les chefs de missions diplomatiques français dans le monde, donne leurs grandes orientations du travail de ces représentants de la France à l’étranger pour la nouvelle année.

Dossier électoral

François Hollande a enfin cent jours pour créer une dynamique autour de sa probable candidature. Le chef de l’Etat a en effet annoncé qu’il déclarerait à la mi-décembre s’il sollicite un second mandat à l’Elysée.

Outre ses adversaires de droite, François Hollande aura fort à faire pour torpiller les candidatures des gauches socialiste, radicale et écologiste. Les alliés d’hier, à savoir Arnaud Montebourg, Benoît Hamon,Cécile Duflot ont officialisé leur candidature en vue de la présidentielle. Sans compter les ambitions présidentielles de l’actuel ministre de l’Economie, Emmanuel Macron