Le gouvernement fait sa rentrée avec un Conseil des ministres exceptionnel

POLITIQUE Cette dernière rentrée du quinquennat se veut un symbole de la «collégialité et de cohésion» de l'exécutif...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: la cour du palais de l'Elysée.
Illustration: la cour du palais de l'Elysée. — BOULAT ALEXANDRA/SIPA

Les mines bronzées et reposées, ils reprennent le chemin des ministères. L'exécutif effectue lundi sa rentrée après quinze jours de pause estivale avec un Conseil des ministres réuni au grand complet, pour affronter les dossiers brûlants du moment : lutte antiterroriste, éventuel geste fiscal envers les classes moyennes et Brexit.

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Alors que les couteaux s'aiguisent à huit mois de la présidentielle, avec au cours de ce seul week-end les déclarations de candidature de Cécile Duflot et d' Arnaud Montebourg, cette dernière rentrée du quinquennat se veut un symbole de la «collégialité et de cohésion» du gouvernement, dit-on à l'Élysée. Les 38 ministres et secrétaires d'État du gouvernement Valls 2 ont ainsi été conviés à 10h au palais présidentiel.

Sur le haut de la pile des dossiers de cette rentrée : la «finalisation des arbitrages» du budget 2017 à laquelle le chef de l'État s'était attelé dès son retour de vacances mercredi, selon son entourage. Avec à la clef «un possible geste fiscal», confirme-t-on, mais dans le «respect des objectifs de maîtrise des finances publiques».

Rentrée sociale sur fond de baisse du chômage

Autre priorité: la lutte contre le terrorisme. Elle fera l'objet d'un nouveau Conseil de défense et de sécurité qui se tiendra mercredi à l'Élysée, autour du chef de l'État et des armées.

Au chapitre social, les opposants à la loi travail donneront de la voix avec une nouvelle journée d'action prévue le 15 septembre. Mais les chiffres du chômage au deuxième trimestre ont mis du baume au coeur du gouvernement, s'affichant à leur plus bas niveau depuis 2012, tout juste sous la barre symbolique des 10%.

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Le chef de l'État a «toujours estimé que c'était avant tout sur cette question que son action devait être jugée», faisant de l'inversion de la courbe «le juge de paix» d'une candidature à la présidentielle de 2017, rappelle son entourage qui estime cette évolution «encourageante».

François Hollande, qui doit annoncer en décembre s'il se représente, a posé en ces termes l'équation dans un ouvrage paru jeudi «l'envie, je l'ai» mais «je ne ferais pas de choix de candidature si, d'évidence, elle ne pouvait se traduire par une possibilité de victoire».