Présidentielle 2017: La candidature de Hollande «est une nécessité» pour Cambadélis

PRESIDENTIELLE «Jamais les conditions n'ont été à ce point réunies pour que Marine Le Pen soit au centre du jeu», estime le premier secrétaire du PS...

M.C. avec AFP

— 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 février 2016 à Paris lors d'une conférence de presse.
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 février 2016 à Paris lors d'une conférence de presse. — CHAMUSSY/SIPA

Pour lui, François Hollande « se prépare à toutes les éventualités mais la balance penche vers sa candidature ».  Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Christophe Cambadélis estime que « pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes », la candidature du président à sa succession « est une nécessité ».

Hollande « doit penser qu’on l’a enterré un peu trop vite », juge encore le premier secrétaire du PS, qui devant le grand nombre de candidats à la primaire socialiste, avertir que « la présidentielle, ce n’est pas la chasse aux Pokémon ! »

« L’ambiguïté » de Montebourg

« Jamais les conditions n’ont été à ce point réunies pour que Marine Le Pen soit au centre du jeu » en dépit d’un « contexte économique meilleur - même si les Français ne le perçoivent pas comme tel », remarque-t-il encore.

Jean-Christophe Cambadélis dit par ailleurs attendre « avec impatience » la déclaration de candidature d’Arnaud Montebourg attendue dimanche. « Pourquoi a-t-il choisi François Hollande plutôt que Martine Aubry à la primaire de 2011 ? Pourquoi lui, le "démondialisateur", le keynésien, a-t-il avalé tout cru le traité européen et le pacte de responsabilité ? Pourquoi a-t-il choisi Manuel Valls ? », s’interroge-t-il, avant d’ajouter : « L’ambiguïté est là ».