François Hollande reçu par le pape au Vatican

POLITIQUE Le pape François recevra le Président français lors d’une audience privée…

V.V. avec AFP

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Francois Hollande reçu par le pape François le 24 janvier 2014 au Vatican
Francois Hollande reçu par le pape François le 24 janvier 2014 au Vatican — Gabriel Bouys Pool

« Le monde est en guerre. » Au lendemain del’assassinat du père Jaques Hamel, lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le pape François n’avait pas tardé à faire part de son indignation, précisant qu’il ne s’agissait pas « d’une guerre de religions » mais plutôt « d’une guerre d’intérêts ».

>> Le pape estime que le monde est en guerre

Un débat qu’il souhaite poursuivre avec François Hollande. L’Elysée a indiqué, lundi dernier, que le chef de l’Etat serait reçu, ce mercredi, en audience privée au Vatican par le Pape pour s’entretenir notamment des suites de l’assassinat du père Hamel. S'agissant d'une audience privée, le chef de l'Etat français ne tiendra pas de conférence de presse à l'issue de cette rencontre, toujours selon l'Elysée.

Hollande « un frère » pour le pape

Cette audience privée - seconde visite de François Hollande au Vatican après celle du 24 janvier 2014 - marquera un «resserrement des liens», assure-t-on à l'Elysée, où l'on fait valoir que «sur les crises écologique ou migratoire comme sur le terrorisme, les positions se rejoignent».

Le 26 juillet, le père Jacques Hamel avait été égorgé par deux hommes ayant prêté allégeance à Daesh, alors qu’il célébrait une messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Plusieurs pèlerins assistant à l’office avaient été grièvement blessés. Et les deux assaillants avaient été abattus lors de l’intervention des forces de l’ordre.

Dans l’avion qui le ramenait de Cracovie (Pologne) où avaient lieu les Journées mondiales de la jeunesse, le pape avait souhaité réagir publiquement à cet attentat. Il avait remercié celles et ceux qui lui avaient présenté leurs condoléances après la mort de Jacques Hamel. Et « spécialement le président de la France, qui a voulu [le] joindre au téléphone comme un frère… »