Primaire à droite: Après NKM, Nadine Morano dénonce l'inégalité de traitement des candidats

PRESIDENTIELLE L’eurodéputée pointe une élection « assez mal organisée »…

N.Beu. avec AFP

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Nadine Morano.
Nadine Morano. — LILIAN AUFFRET / SIPA

Après NKM, Nadine Morano met une bonne droite aux organisateurs de la primaire. Interrogée sur RTL ce lundi matin, l'eurodéputée et candidate à la candidature à la présidentielle de 2017 s'en est elle aussi prise aux règles mises en place par son propre parti, Les Républicains.

« Les conditions pour pouvoir être candidat à la primaire ne sont pas égales à l’égard des candidats, car nous ne disposons pas du fichier des adhérents à jour de cotisations », a-t-elle indiqué, pointant une primaire « assez mal organisée ». Pour rappel, pour pouvoir participer à la primaire, les candidats doivent réunir avant le 9 septembre le parrainage de 250 élus dans 30 départements, dont 20 parlementaires, et de 2.500 adhérents du parti.

Dans cette course, Nadine Morano a d'ailleurs indiqué détenir « un peu plus » de parrainages que les « deux tiers » avancés par sa rivale Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le candidat Sarkozy privilégié ?

Dimanche, cette dernière avait déjà fustigé un deux poids deux mesures dans l’accès à la primaire. « Nous, nous n’avons pas les listings des adhérents mais je connais des gens qui ont adhéré au parti au mois de juin et qui, 15 jours plus tard, recevaient des mails de l’association des amis de Nicolas Sarkozy  les invitant à parrainer Nicolas Sarkozy, pas encore candidat », avait-elle déclaré dans un entretien au Journal du Dimanche.

Nadine Morano a mis de son côté l’accent sur le « paradoxe » entre une « primaire ouverte à l’électorat de droite et du centre » et un accès à la primaire conditionné par « 230 parrainages d’élus locaux pas spécialement encartés (…) et 2.500 adhérents à jour de cotisation ».