Financement public du culte musulman: François Hollande dit «non»

RELIGION Le président de la République a également évoqué le nom de Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France…

H. B. avec AFP

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François Hollande à Nice, le 15 juillet 2016.
François Hollande à Nice, le 15 juillet 2016. — Eric Gaillard/AP/SIPA

Le chef de l’Etat a mis fin au débat qui agitait la classe politique ces derniers jours. François Hollande a en effet dit « non » au financement public du culte musulman, s’opposant ainsi fermement à son Premier ministre Manuel Valls qui avait évoqué cette piste lundi dans les colonnes du journal Libération. Cette idée avait provoqué  des réactions de toutes parts dans la classe politique, à droite comme à gauche.

François Hollande a également évoqué mardi soir de façon informelle le nom de l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, que l’exécutif veut remettre sur les rails.

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La Fondation pour l’islam de France, « il faut la conforter, la doter »

Lors d’une rencontre avec la presse présidentielle à Paris, le président a souligné la nécessité pour cette Fondation, créée en 2005 mais paralysée par des dissensions internes, d’exercer un contrôle notamment sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans.

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Cette Fondation des œuvres de l’islam de France, « il faut la conforter, la doter », a ajouté le chef de l’Etat, avant de citer le nom de l’ancien président du Mouvement des Citoyens, Jean-Pierre Chevènement, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de cette instance.