François Bayrou estime «urgente» la question du financement de l'islam

RELIGION Le président du MoDem a évoqué sur France Info une taxe sur la certification halal comme probable « réponse »...

20 Minutes avec AFP

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François Bayrou.
François Bayrou. — Laurence Geai / SIPA

Le président du MoDem, François Bayrou, a affirmé ce lundi que la question du financement de l’ islam, évoquée par Manuel Valls, est « urgente », estimant qu’une taxe sur la certification halal est « probablement une réponse ».

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« Je pense que la question du financement est une question qui est urgente pour la société française, parce qu’il n’est pas possible d’avoir une religion qui soit financée de l’extérieur par des autorités politiques qui soient extérieures aux autorités françaises », a déclaré François Bayrou sur France Info.

« De ce point de vue là, je pense que le gouvernement a raison de poser cette question, mais si on pose cette question, alors il y en a une autre à poser, qui est quel financement pour remplacer ces financements extérieurs et pour qu’on trouve un meilleur équilibre », a-t-il poursuivi.

« On a une fondation [la Fondation pour l’islam de France] qui ne marche pas depuis 10 ans, (…) dont il faut revoir la légitimité des représentants et dont il faut revoir les sources de financement », a développé le maire de Pau. « Par exemple avait été évoquée depuis longtemps (…) une contribution sur la certification halal qui était de ce point de vue là probablement une réponse ».

Vers une police municipale armée ?

Interrogé par ailleurs sur sa décision d’armer la police municipale de sa ville face à la menace terroriste, alors qu’il y était jusqu’à présent réticent, François Bayrou a expliqué que « lorsque la menace évolue, il faut que la réponse évolue ».

« Personne ne peut dire qu’une décision, un dispositif, puisse à lui seul empêcher les horreurs que nous avons rencontrées, personne ne peut dire ça », a-t-il souligné. « On est hélas dans des circonstances qui vont durer longtemps, desquelles personne n’est à l’abri, y compris pas des villes comme les nôtres (…) et donc il faut que la réponse évolue et que ceux qui ont la charge de défendre des citoyens soient armés pour faire face à la menace », a-t-il poursuivi.