Attentats: Nicolas Sarkozy veut que «toute la lumière soit faite»

SOCIETE L'ancien chef de l'Etat charge le gouvernement...

C. A.
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Apres l'attentat de St-Etienne du Rouvray, pres de Rouen, le president du parti
Apres l'attentat de St-Etienne du Rouvray, pres de Rouen, le president du parti — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Au lendemain de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy affirme que le pays est « rentré en guerre avec les attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher en janvier 2015 » et qu'« il faut en tirer toutes les conséquences ».

Pour le chef des Républicains, « ce nouveau drame montre à quel point nous devons changer de dimension dans notre riposte au terrorisme islamiste », a-t-il dit ce mercredi dans les colonnes du Monde.

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Faire toute la lumière

Nicolas Sarkozy estime que « toute la lumière devra être faite sur le parcours judiciaire de ces terroristes, sur les moyens de surveillance et sur l’appréciation de la dangerosité de ces individus ». « Le gouvernement devra répondre à la question : comment des individus fichés, dont l’un sous contrôle judiciaire pour avoir essayé d’aller faire le djihad en Syrie, ont été laissés libres de commettre un tel attentat ? », exige l’ancien président.

De plus, treize jours après l’attentat de Nice, « le gouvernement doit la vérité aux familles des victimes et à tous les Français », martèle-t-il encore.

« Des versions totalement contradictoires ont été exposées », souligne-t-il, faisant référence à la polémique sur les forces de sécurité présentes le soir du 14 juillet. A l’issue de l’enquête, si la justice venait à contredire la version du gouvernement, Nicolas Sarkozy prévient qu’il s’agirait d’un « mensonge d’état ». « Notre pays, pas plus qu’aucune démocratie, ne pourrait l’accepter. » « L’urgence, c’est la sécurité des Français. Et cela passe par la vérité. Le gouvernement la doit aux familles des victimes et à tous les Français ».

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« Notre système doit protéger les victimes potentielles »

Et pour assurer la sécurité des Français, le chef des Républicains estime que le pays doit sortir du « cadre » juridique actuel. Et cela pourrait passer par la remise en cause du principe de présomption d’innocence, avec l’assignation à résidence des personnes fichées S, sur la foi du soupçon, explique Nicolas Sarkozy au Monde. « Notre système doit protéger les victimes potentielles plutôt que les auteurs probables d’un futur attentat ». « Il y a dans cette guerre que nous engageons, les innocents, les coupables et une zone grise, avec ceux qui ne sont pas encore passés à l’acte. » « Si les démocraties ne défendent pas les citoyens, les citoyens se défieront de la démocratie », conclut-il.