Sécurité à Nice: Valls dénonce «une polémique politique qui vise à déstabiliser le gouvernement»

POLÉMIQUE Le Premier ministre a défendu Bernard Cazeneuve, « un homme intègre », et attaqué Christian Estrosi, pas « à la hauteur des Français »…

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls et Bernard Cazeneuve le 20 juillet 2016 à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls et Bernard Cazeneuve le 20 juillet 2016 à l'Assemblée nationale. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Manuel Valls a défendu ce lundi Bernard Cazeneuve, accusé par une policière municipale d’avoir fait pression pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité du 14 juillet à Nice, qualifiant sur RMC/BFMTV son ministre d'« homme intègre, un homme d’Etat, un ministre de l’Intérieur formidable ». Le principal concerné s’est dit victime d’une « campagne de vilenies » et a promis de rendre « coup pour coup ».

« Il faut que tout cela cesse »

Dénonçant une « polémique politique qui vise à déstabiliser le gouvernement », Manuel Valls a estimé qu'« il faut que tout cela cesse » et qu'« il faut évidemment la vérité ». « Il faut laisser la justice aller jusqu’au bout, il faut que la justice puisse travailler dans la sérénité », a-t-il ajouté.

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Manuel Valls a en outre appelé le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, qui a accusé l’Etat de « mensonge » sur le dispositif de sécurité le soir de l’attentat du 14 juillet à Nice, à « être digne des conditions » de son élection avec le soutien de la gauche.

«On doit être à la hauteur des Français »

« On doit être digne des conditions d’une élection, on doit être à la hauteur des Français », a affirmé le Premier ministre, en visant l’ancien maire Les Républicains de Nice, onze jours après l’attentat qui a fait 84 morts sur la promenade des Anglais.

Christian Estrosi avait bénéficié du retrait de la liste PS-PRG pour l’emporter au second tour des régionales contre Marion Maréchal-Le Pen (FN) en décembre.

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