L'Elysée continue de réduire ses dépenses, estime la Cour des comptes

FINANCES Pour la première fois en 2015, la dotation de la présidence de la République s’est établie à 100 millions d’euros…

20 Minutes avec AFP

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La Cour des comptes à Paris.
La Cour des comptes à Paris. — PRM/SIPA

Bon point pour l’Elysée. La présidence de la République a poursuivi en 2015 ses efforts pour maîtriser ses dépenses, selon le rapport annuel de la Cour des comptes. Pour la première fois en 2015, la dotation de l’Elysée s’est établie à 100 millions d’euros, contre 101,66 millions l’année précédente, conformément à la volonté affirmée du chef de l’Etat de réduire les dépenses.

La Cour a constaté lors de son contrôle « la poursuite des efforts engagés pour ramener les dépenses dans la limite de 100 millions d’euros ». « Les produits retracés dans le compte de résultats se sont établis à 103,23 millions d’euros, et les charges à 100,02 millions, dégageant un résultat positif de 3,21 millions d’euros », écrit-elle.

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« Une stabilisation de la masse salariale »

Le résultat enregistré en 2015 a notamment été rendu possible « par une stabilisation de la masse salariale et un recours accru à des modalités d’achats plus économes, dont les résultats doivent toutefois être consolidés », note Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, dans son rapport diffusé mardi.

Fin 2015, les effectifs employés par la Présidence s’élevaient à 806 agents à temps plein, un chiffre stable par rapport à 2014. Le montant de leurs rémunérations, qui représente 62,4 % du total des dépenses, s’est élevé à 67,4 millions d’euros, en baisse de 1,4 % par rapport à l’année précédente. Les magistrats ont également « pu s’assurer que les vingt rémunérations les plus élevées n’excédaient pas le seuil de 13.000 euros net fixé pour les collaborateurs du Président ».

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La semaine dernière, Le Canard Enchaîné avait provoqué une polémique en révélant que le « coiffeur personnel du chef de l’Etat » était rémunéré 9.895 euros brut par mois. François Hollande s’était défendu lors de son intervention du 14 juillet, en rappelant qu’il avait fait diminuer le budget et « supprimé 10 % des effectifs » de l’Elysée.