Affaire Tapie: Christine Lagarde assure avoir agi «de bonne foi»

JUSTICE Christine Lagarde pourrait être renvoyée au tribunal dans le cadre de l’affaire Tapie, dans laquelle la Cour de Justice de la République lui reproche sa « négligence »...

W.P. avec AFP

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La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde
La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde — JUSTIN TALLIS / AFP

La directrice du FMI Christine Lagarde s’est livrée ce jeudi dans un entretien exclusif à l’AFP. Elle est notamment revenue sur l’affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais, dans laquelle la Cour de Justice de la République (CJR) lui reproche un délit de « négligence » dont a résulté un détournement de fonds publics, soit les 404 millions d’euros accordés en 2008 à Bernard Tapie par un arbitrage pour régler son vieux contentieux avec l’ancienne banque publique concernant la vente d’Adidas.

« J’ai toujours agi de bonne foi et en accord avec la loi et j’ai toujours eu l’intérêt public en tête », a déclaré la dirigeante, à Washington.

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Six personnes mises en examen pour escroquerie en bande organisée

L’appel formé contre son renvoi devant le tribunal a été examiné vendredi 1er juillet et une décision finale est attendue le 22 juillet. Si la Cour de Cassation confirme le rejet demandé par le ministère public, l’ancienne ministre sera amenée à comparaitre devant le CJR, l’instance qui juge les délits commis par les membres d’un gouvernement en exercice, dans des délais pour le moment très flous.

Cette affaire tentaculaire a conduit à l’annulation de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie et à la mise en examen de six personnes pour escroquerie en bande organisée, dont l’homme d’affaires et un des trois juges-arbitres, Pierre Estoup.

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« Je n’avais aucune raison de douter de la probité des juges »

« Ce n’était pas dans mes compétences de sélectionner les juges arbitres, d’enquêter sur leur passé et leurs antécédents et je n’avais aucune raison, étant donné leur réputation, de douter de leur probité et de leur honnêteté », a ainsi assuré Christine Lagarde.

Tout en se disant concentrée sur sa mission à la tête du Fonds, la dirigeante a assuré qu’elle exposerait « clairement ces arguments » à la justice si elle était renvoyée au tribunal comme l’a requis le ministère public.