Pour Manuel Valls, Emmanuel Macron «apprend tous les jours»

GOUVERNEMENT Le Premier ministre a également déclaré que le ministre de l’Economie était « un talent qu’il faut utiliser, qu’il faut accompagner, qu’il faut aussi protéger »…

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls et Emmanuel Macron à Matignon, le 8 février 2016.
Manuel Valls et Emmanuel Macron à Matignon, le 8 février 2016. — CHAMUSSY/SIPA

Le Premier ministre a tenu à lever toute ambiguïté face à une supposée rivalité qui l’opposerait à son ministre de l’Economie. Manuel Valls a en effet assuré ce dimanche vouloir « utiliser » ce « talent » qu’est Emmanuel Macron, tout en soulignant son expérience face à la «  jeunesse » de son ministre, qui « apprend tous les jours ».

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« C’est un talent qu’il faut utiliser, qu’il faut accompagner, qu’il faut aussi protéger, parce qu’il se rend compte que la vie politique est difficile. Moi, j’ai plus d’expérience que lui (…) Je suis plus âgé qu’Emmanuel Macron. Ma vie politique elle est au sein du Parti socialiste depuis maintenant plus de 30 ans (…) Emmanuel Macron, il apprend aussi tous les jours », a affirmé le Premier ministre.

« Je ne suis ni arrogant, ni jaloux, ni envieux, ni inquiet »

Interrogé sur une éventuelle rivalité, Manuel Valls a répondu que le président de la République et lui-même avaient nommé Emmanuel Macron « ensemble », en septembre 2014. « Je n’ai jamais eu peur moi, jamais. Je ne suis ni arrogant, ni jaloux, ni envieux, ni inquiet. Je n’ai jamais eu peur de travailler avec des talents », a-t-il affirmé.

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« Je veux que tous ces talents, toute cette jeunesse -ils sont bien nombreux au sein du gouvernement- continue, poursuive son chemin, et Emmanuel Macron y a toute sa place », a conclu le Premier ministre, tout en rappelant que « chaque ministre doit respecter évidemment l’agenda, le travail » du gouvernement.

« C’est ça que nous demandent les Français, travailler pour eux. Il y a tellement d’égoïsme, d’égocentrisme dans la vie politique, qu’il faut se consacrer d’abord à l’intérêt général et surtout avoir le sens de l’Etat », a-t-il souligné.