Brexit: «L'UE, on la change ou on la quitte», affirme Jean-Luc Mélenchon

ROYAUME-UNI Le Brexit signe « le début de la fin d’une époque » selon le candidat à la présidentielle...

Clémence Apetogbor

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Mélenchon
Mélenchon — HPE

Ce vendredi, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon s’est montré plus que satisfait du Brexit.

Le candidat à l’élection présidentielle a renouvelé sa demande de « sortie des traités européens », estimant que l' Europe, « on la change ou on la quitte ».

« L’heure du plan B va sonner. Ma candidature pour l’élection présidentielle est celle de la sortie des traités européens. Plus que jamais l’intérêt de notre pays est celui d’une politique de coopération sur le vieux continent et avec le monde plutôt que le libre-échange et la concurrence libre et non faussée », a-t-il déclaré dans un billet posté sur son compte Facebook.

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L’UE, on la change ou on la quitte

« La leçon est que l’Union européenne, on la change ou on la quitte. Comme d’habitude, les eurocrates préparent déjà depuis plusieurs mois en secret avec Madame Merkel un nouveau traité pour 2017 qui ne tiendra compte d’aucune des leçons évidentes de la situation », a poursuivi le député européen.

Selon le candidat de « la France insoumise », crédité d’entre 10 et 15 % des intentions de vote au premier tour dans les différents sondages, le Brexit signe « le début de la fin d’une époque ».

Lors d’une déclaration à la presse un peu plus tard, depuis son QG de campagne à Paris, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « depuis 2005, la France puis les Pays-Bas, la Grèce : chaque fois que l’on pose la question au peuple de savoir s’il accepte ce qui est proposé par l’Europe, la réponse est "non", quelle que soit la pression qui s’effectue, quelle que soit la mobilisation des médiacrates et des appareils politiques de chacun des pays ».

L'« Union européenne a été tuée par la caste des eurocrates et la politique d’austérité »

« L’idée d’une Union européenne a été tuée par la caste des eurocrates et la politique d’austérité imposée par le gouvernement allemand avec la complicité active des deux présidents français qui, depuis 2005, ont violé le vote de notre peuple », a-t-il assené dans son billet.

« Le Brexit c’est le refus des troïka, le refus qu’il n’y ait pas d’harmonisation fiscale et sociale en Europe (…)». Il estime que cette décision, « c’est un échec du gouvernement allemand »

« Bien sûr, la caste des eurolâtres ne tiendra aucun compte de ce qui vient de se passer et continuera de fustiger les "extrêmes", le "repli sur soi" et l’amour des peuples pour leurs libertés et dignité sociale. Plus dure sera leur chute. L’élection présidentielle de 2017 en France en est l’occasion », a-t-il conclu.

Sur son compte Twitter, il a par ailleurs jugé « Stupéfiant : (…) (que) le commissaire européen Pierre Moscovici participe à la réunion ministérielle de crise à l’Elysée ».