A gauche, une primaire ouverte et déjà une dizaine de candidats putatifs

POLITIQUE Après l’annonce de l’organisation d’une primaire à gauche, « 20 Minutes » dresse la liste des candidats qui pourraient se présenter sur la ligne de départ…

Vincent Vantighem

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Gérard Filoche, le 27 septembre 2012 à Toulouse
Gérard Filoche, le 27 septembre 2012 à Toulouse — ERIC CABANIS / AFP

« Cambadélis mise sur le bordel chez nous », raille un frondeur dans les colonnes du Journal du dimanche. L’annonce, samedi, de l’organisation d’une primaire de la gauche de gouvernement a donné un sérieux coup de pied dans la fourmilière politique. Certains n’ont pas attendu plus de deux jours pour annoncer leur candidature. D’autres devraient suivre. 20 Minutes dresse la liste de tous ces candidats putatifs…

>> Politique : Une primaire et beaucoup d'interrogations à gauche

  • Les candidats déjà déclarés

Marie-Noelle Lienemann le 27 octobre 2012 à Toulouse
Marie-Noelle Lienemann le 27 octobre 2012 à Toulouse - Lionel Bonaventure AFP

Sénatrice de Paris et membre de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann n’avait jamais fait mystère de sa volonté de se présenter en cas de primaire. Elle est donc la première à s’est officiellement déclarée candidate. Interrogée à ce propos sur les ondes de RFI, elle a répondu : « Oui [je suis candidate], et je l’avais dit bien avant samedi. »

Gérard Filoche aussi sera de la partie. Ancien inspecteur du travail et actuel membre du bureau du PS, le septuagénaire l’a confirmé au Point, indiquant que « même une chèvre pourrait gagner face à [François Hollande] ».

  • Les candidats probables

Arnaud Montebourg au Mont Beuvray.
Arnaud Montebourg au Mont Beuvray. - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Pas (trop) de mystère pour François de Rugy. Président du parti Ecologistes ! et vice-président à l’Assemblée nationale, il a déjà annoncé à l’Agence France Presse qu’il pourrait être candidat. « Je pense que les Ecologistes ! auront une place dans la primaire et que je pourrai y représenter les écologistes réformistes », a-t-il déclaré avant de préciser qu’il devait d’abord en discuter avec ses collègues.

Benoît Hamon avait annoncé, dès février, qu’il serait « probablement candidat » en cas de primaire à gauche. Samedi, après l’annonce de Jean-Christophe Cambadélis, il a indiqué que cela allait « permettre d’ouvrir un débat très large (…) ce qui [lui] va bien ».

>> A lire aussi: Hamon plaide pour une primaire à gauche

Troisième homme de la primaire de 2011, Arnaud Montebourg doit annoncer sa décision cet été. S’il n’a pas officiellement réagi, il fait savoir que sa candidature était « plausible » si les « modalités de 2011, avec 10.000 bureaux de votes et un filtre efficace pour distinguer les candidatures sérieuses des candidatures anecdotiques » étaient réunies.

Le primaire étant ouverte à toute la gauche, on devrait logiquement retrouver un représentant des radicaux de gauche. En 2011, c’est Jean-Michel Baylet qui avait joué le jeu. Cette fois-ci, Sylvia Pinel, l’actuelle présidente du mouvement, ou la ministre Annick Girardin pourraient y aller.

  • Le candidat président

François Hollande au match France-Roumanie pendant l'Euro 2016 de football
François Hollande au match France-Roumanie pendant l'Euro 2016 de football - MIGUEL MEDINA / AFP

La primaire est taillée sur mesure pour François Hollande, comme l’a rappelé Jean-Christophe Cambadélis dans un tweet sans équivoque. La tenue de cette pré-élection, avec accord de l’Elysée, ne laisse donc guère de doute sur la volonté du chef de l’Etat de se représenter. Il pourrait annoncer sa candidature en décembre.

  • Les candidats indécis

Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l'Homme, le 31 mai 2016 à Nantes.
Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l'Homme, le 31 mai 2016 à Nantes. - SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Ira ? Ira pas ? Nicolas Hulot prendra sa décision au plus tard à l’automne. S’il concourait, il recevrait probablement le soutien d’Europe Ecologie-Les Verts. En cas de renoncement, Cécile Duflot et Noël Mamère sont sur les rangs.

>> Politique : Hulot se fait désirer pour 2017...

Pris de vitesse par Jean-Luc Mélenchon, le PCF a lancé une démarche de « rassemblement » devant aboutir en octobre à un « pacte d’engagement commun » à gauche. Viendra ensuite la question de la candidature de Pierre Laurent.

La menace qui fait trembler l’Elysée. Emmanuel Macron n’est pas membre du PS et a (encore) assuré vendredi qu’il n’était pas candidat « aujourd’hui » à l’Elysée. Mais les réactions de ses proches après l’annonce de la primaire laissent planer le doute.