VIDEO. A droite, certains candidats préfèrent de Gaulle et la présidentielle plutôt que la primaire

POLITIQUE Certains candidats, comme la député européenne LR Michèle Alliot-Marie, préfèrent se présenter à la présidentielle plutôt que se soumettre à une primaire à droite...

A.-L.B.

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Michèle Alliot-Marie au  Conseil national des Républicains, le 13 février 2016 à Paris.
Michèle Alliot-Marie au Conseil national des Républicains, le 13 février 2016 à Paris. — WITT/SIPA

Une primaire, « what else ? ». Certains candidats de droite et du centre préfèrent viser l’Elysée plutôt que se soumettre à une primaire organisée par leur parti. Dernier exemple en date, avec Michèle Alliot-Marie, qui, comme le rapporte Le Monde ce lundi, devrait annoncer sa candidature à la présidentielle de 2017 le 4 juillet à Schiltigheim (Bas-Rhin). L’ancienne ministre de François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy refuse de participer à la primaire à droite des 20 et 27 novembre car elle estime que le scrutin est truqué et inéquitable. Et en tant que gaulliste revendiquée, elle estime aussi que l’élection présidentielle est avant tout une rencontre entre un homme (ou une femme politique) et les Français.

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Les propos d'Henri Guaino contre la GPA n'étaient pas du goût de Twitter.

 

L’ancienne ministre de 69 ans n’est pas seule sur le créneau du gaullisme. Revendiquant lui aussi l’héritage de de Gaulle, le député LR Henri Guaino a lui aussi annoncé sa candidature le 13 juin. L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy a prévenu qu’il se présenterait directement à la présidentielle de 2017 s’il échouait à réunir les parrainages imposés par la haute autorité de la primaire à droite.

 

Rama Yade le 28 janvier 2016 à Paris, lors d'une manifestation contre la visite du président iranien Hassan Rohani.

 

De Gaulle toujours ! Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon, fait référence au général pour annoncer le 21 avril sa candidature à la présidentielle. Sur TF1, l’ex-UMP exclue du Parti radical en septembre 2015 explique alors : « Je précise tout de suite que je ne suis pas candidate à la primaire évidemment des Républicains, fidèle en cela à l’esprit du général de Gaulle qui estimait que l’élection présidentielle est la rencontreentre une personne et le peuple français. »

« Il faut toujours dire un peu de mal de quelqu’un si vous voulez attirer l’attention »

Le député MoDem Jean Lassalle après son tour de France en décembre 2013.

Il ne souhaite pas incarner de Gaulle, mais ce centriste voudrait « toucher le cœur » des Français. Le vice-président du Mouvement démocrate Jean Lassalle a annoncé le 17 mars sa candidature à la présidentielle, car pour lui, « la primaire, c’est pour les candidats stagiaires ». Motif de sa candidature ? Le député des Pyrénées-Atlantiques ne supporte pas l’idée d’une alliance François Bayrou-Alain Juppé pour 2017. Une colère plus médiatique que politique, comme Jean Lassalle le reconnaît auprès  Parisien ce lundi. « Ma candidature ne risquait pas de passionner grand monde dans les médias si je n’avais pas trouvé un début de petite polémique [Bayrou-Juppé] ». Interrogé pour savoir s’il avait lancé cette polémique pour que l’on s’intéresse à lui, le député assume : « Complètement ! Sinon je n’aurais pas fait lever la tête à une poule, comme on dit chez moi. Aujourd’hui, il faut toujours dire un peu de mal de quelqu’un si vous voulez attirer l’attention. » CQFD.

Pour tous ces candidats, court-circuiter une primaire de la droite et du centre ne sera pas si simple. Car pour se présenter à la présidentielle en 2017, il leur faudra tout de même obtenir 500 parrainages d’élus. Et pour ces signatures, le grand Charles ne pourra rien faire pour eux.

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