Arnaud Montebourg fixe les conditions de sa participation à la primaire de la gauche

PRESIDENTIELLE L’ancien ministre décidera « cet été » s’il participe ou non à la primaire…

C. A.

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Arnaud Montebourg à Glux en Glenne le 16 mai 2016 lors d'une une reunion avec ses colistiers afin de mettre en place une nouvelle strategie et motivee ses adherents pour son nouveau parti
Arnaud Montebourg à Glux en Glenne le 16 mai 2016 lors d'une une reunion avec ses colistiers afin de mettre en place une nouvelle strategie et motivee ses adherents pour son nouveau parti — Alain ROBERT/Apercu/SIPA

Arnaud Montebourg est « entièrement déterminé ». Face à François Hollande, l’ancien ministre de l’ Economie a réaffirmé ce lundi matin au micro d’ Europe 1 vouloir proposer un projet alternatif face au chef de l’Etat.

Montebourg se décidera pour 2017 « cet été »

Toutefois, l’ancien ministre de l’Economie n’a pas encore pris de décision ferme concernant sa candidature à la présidentielle de 2017, et se décidera cet été. « Ce doit être une primaire sur la base des listes électorales, une primaire citoyenne, et non pas la primaire des gens qui soutiennent le gouvernement » a expliqué celui qui est toujours adhérent au Parti socialiste, comme le rappelle la radio.

« Écoutez, j’ai une carte, je suis adhérent, mais je n’ai aucune responsabilité, je ne suis pas élu, je n’ai pas de mandat électif. Je suis redevenu un citoyen ordinaire qui vit d’autre chose que de la politique. Je suis retourné au travail ! »

Une candidature sous conditions

Arnaud Montebourg a ensuite égrené les conditions de son hypothétique participation à la primaire, menaçant de manière à peine voilée de se présenter directement à la présidentielle si elles n’étaient pas remplies. « Il faut qu’il y ait une dizaine de milliers de bureaux de vote, sinon les gens n’iront pas voter ».

« S’il y a une primaire réduite, sur mesure, non ouverte, je ferais usage de ma liberté », a poursuivi l’ancien ministre. Et d’affirmer, justifiant le passage de François Hollande par cette étape « des primaires sont nécessaires quand on n’a pas un bilan qui fait l’unanimité ».

« Ça s’appelle la reddition des comptes. On retourne devant le corps électoral qui vous a transmis des éléments de souveraineté », a-t-il dit.