Présidentielle 2017: Emmanuel Macron assure qu'il n'est pas candidat «aujourd'hui»

ELECTIONS Le locataire de Bercy explique qu'il agit simplement «en tant que ministre au sein du gouvernement»...

N.Beu.

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — Alain ROBERT/Apercu/SIPA

Il ne se voit ni en « Coluche », ni en « Brutus ». Au micro de RTL, ce vendredi matin, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’était pas candidat à la présidence de la République. En tout cas « aujourd’hui ».

« La présidence de la République n’est pas une course d’ego »

« Est-ce que je suis candidat à la présidence de la République aujourd’hui ? Non », jure-t-il, alors que ses différentes sorties ces dernières semaines, notamment à Orléans pour célébrer la mémoire de Jeanne d’Arc, avaient attisé la rumeur.

« Je ne pense pas que ce soit la question que tout le monde se pose (…) La présidence de la République n’est pas une course d’ego. Nos concitoyens veulent savoir s’il y a des responsables politiques capables de régler leur problème et ils veulent comprendre quelle est leur vision pour le pays. J’ai rejoint la vie politique française pour faire ça. Pour savoir si je suis Coluche, Brutus ou que sais-je, ce sont vos questions », a-t-il ajouté sur RTL, en référence à l’un des surnoms qu’on lui donne dans le milieu politique.

Pas « dans la désinvolture »

Le ministre de l’Economie explique agir « en tant que ministre au sein du gouvernement ». « Et en même temps, poursuit celui qui a créé son mouvement politique « En Marche ! », je suis convaincu que l’offre politique française aujourd’hui ne permet plus de répondre aux problèmes du pays parce que les questions fondamentales du pays sont le travail, les injustices, la société ouverte, l’Europe. »

Pourquoi a-t-il donné l’impression de vouloir devancer le président en exercice dans la course à l’Elysée ? Emmanuel Macron pointe du doigt une mauvaise analyse des observateurs politiques. « Vous pouvez décider que j’ai forcément tous les torts, celui de parler, de ne pas parler, de défendre la politique du gouvernement et d’être l’un des rares décideurs politiques qui continuent à aller au contact des Français pour discuter même quand les circonstances sont assez adverses. Je ne crois pas que mon attitude soit dans la désinvolture. » Un véritable discours de candidat?