Bernard Cazeneuve rejette les propositions de l'opposition contre l'islamisme radical

SOCIETE Mettre toutes les personnes fichées S « en rétention » réduirait à néant les enquêtes pour terrorisme a-t-il estimé...

C. A. avec AFP
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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve — GEORGES GOBET / AFP

Bernard Cazeneuve, a balayé d’un revers de la main l’idée de mettre en rétention les personnes fichées S en France, comme le proposent des responsables de l’opposition.

« Il ne peut y avoir de rétention pour des individus n’ayant commis aucune infraction pénale », a rappelé le ministre de l’Intérieur, et mettre toutes les personnes fichées S « en rétention » réduirait à néant les enquêtes pour terrorisme.

Un Etat de droit

« Nous sommes dans un Etat de droit » et si « nous luttons contre le terrorisme en (l)'abandonnant (…) nous consacrons la victoire de tous les terroristes », a-t-il fait valoir devant la presse en marge de l’inauguration d’un nouveau centre d’information rassemblant toutes les directions de la police au ministère de l’Intérieur.

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« Il ne faut pas se laisser aller à des propos démagogiques » et « ne pas instrumentaliser ces questions » à « l’approche d’échéances électorales », a asséné le ministre.

Il a ainsi rejeté toute velléité de mettre en rétention les milliers de personnes fichées S en France, notamment pour terrorisme : « vous tuez le renseignement », selon lui, et « toutes possibilités de procéder à des interpellations » et de « démanteler des filières » terroristes.

Cazeneuve appelle à l’unité

« Le pays doit être rassemblé », a-t-il lancé, à l’adresse des responsables de l’opposition. Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a proposé jeudi de « mettre tous les détenus islamistes à l’isolement ».