Sarkozy en campagne et président des Républicains, «un problème moral et éthique» pour Juppé

TACLE Des voix au sein des Républicains pressent Nicolas Sarkozy d’officialiser sa candidature et de quitter la présidence du parti…

C. A. avec AFP
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Le maire Alain Juppé, lors d'une visite à Darwin. //AMEZUGO_1101223/Credit:Ugo Amez/SIPA/1604290839
Le maire Alain Juppé, lors d'une visite à Darwin. //AMEZUGO_1101223/Credit:Ugo Amez/SIPA/1604290839 — SIPA

Alain Juppé a estimé que la campagne menée par Nicolas Sarkozy, qui ne s’est toutefois pas encore officiellement déclaré candidat à la primaire, tout en restant à la tête des Républicains, posait « un problème moral et éthique ».

« C’est pas un problème juridique, c’est un problème moral et éthique ». « Ne reprenons pas certaines pratiques du passé où on confondait un peu les choses entre les campagnes électorales et le financement du parti », a conseillé Alain Juppé sur France Info.



Sarkozy pressé par des Républicains d’officialiser sa candidature

Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont jusqu’au 9 septembre pour déposer leurs parrainages. Selon les statuts du parti, son président doit, s’il candidate, quitter ses fonctions au plus tard quinze jours avant cette date.

Jeudi, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il n’entendait pas modifier son calendrier alors que des voix au sein des Républicains le pressent d’officialiser sa candidature et de quitter la présidence du parti. Le président du Sénat Gérard Larcher, proche de François Fillon, a déclaré que la Haute autorité de la primaire « allait être saisie ».

La veille, Nicolas Sarkozy avait prononcé un grand discours à Saint-André-lez-Lille (Nord), notamment consacré à l’identité française, l’Islam et la « tyrannie des minorités ».

L’identité, « c’est un débat qu’il ne faut pas éluder. Moi je ne considère pas qu’identité rime avec exclusion. Pour moi identité rime avec diversité et unité (…) à deux conditions : qu’on ne tombe pas dans le communautarisme (…) et qu’on partage un bien commun », a réagi Alain Juppé vendredi.