Parce qu'il est «un homme de gauche», Moscovici ne suivra pas Macron

REMISE EN PLACE Le commissaire européen n’est pas très fan du mouvement « En Marche ! » lancé par le ministre de l’Economie…

Guillaume Novello

— 

Pierre Moscovici (à droite) ne rejoindra pas le mouvement d'Emmanuel Macron.
Pierre Moscovici (à droite) ne rejoindra pas le mouvement d'Emmanuel Macron. — WITT/SIPA

La question de savoir si Emmanuel Macron est de gauche revient régulièrement sur la place publique. Le commissaire européen Pierre Moscovici y a apporté une réponse, au moins en creux. Il a en effet indiqué mercredi qu’il n’était pas prêt à suivre le ministre de l’Economie en arguant : « Moi, je suis un homme de gauche. »

« Je ne me reconnais pas dans une démarche "ni droite, ni gauche" ou "et droite, et gauche". Je pense que, dans un pays, on a besoin de travailler ensemble, il peut y avoir des coalitions, mais même quand il y a coalition, on reste avec ses propres idées », a affirmé le commissaire aux Affaires européennes lors de l’émission « Questions d’info ».

« Je suis membre du PS »

Il n’est donc pas prêt à suivre la démarche d’Emmanuel Macron ? « Non, pas du tout. […] J’aime bien Emmanuel Macron, je l’ai bien connu quand il était secrétaire général adjoint de l’Elysée. […] Certaines initiatives qu’il prend [comme ministre] me paraissent aller dans le bon sens, pour une économie qui soit déverrouillée », a ajouté Pierre Moscovici avant de lâcher : « Mais moi, je suis un homme de gauche » et « je vais rester un homme de gauche ».

>> A lire aussi: Macron se fait jeter des œufs sur la tête à Montreuil

Pas question donc de rejoindre « En marche ! » ? « Je suis membre du Parti socialiste, ça me va », a répondu l’ancien ministre pour qui le ministre de l’Economie ne peut pas être une alternative à François Hollande en 2017: « C’est autre chose, c’est un autre espace. »

Interrogé sur une éventuelle candidature d’Arnaud Montebourg, il a mis en avant leurs « différences » idéologiques et s’est dit « plus proche sur le terrain des idées d’Emmanuel Macron que d’Arnaud Montebourg ». « Ça ne fait pas de moi un partisan d’En marche ! », a-t-il plaisanté. C’est ce qu’on appelle trivialement avoir le cul entre deux chaises.