Après le costard et l'ISF, la popularité de Macron en baisse

POLITIQUE Mais le ministre de l'Economie reste encore au-dessus des 50%...

20 Minutes avec AFP

— 

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à La Grande-Motte le 27 mai 2016
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à La Grande-Motte le 27 mai 2016 — SYLVAIN THOMAS AFP

La Lune de miel est-elle terminée? La popularité du ministre de l'Economie Emmanuel Macron est en perte de vitesse, confirme un sondage Ifop pour Le Figaro à paraître ce mercredi après «l'affaire du costard» et les révélations de presse sur son patrimoine.

Début juin 57% des sondés ont jugé le ministre «compétent», contre 63% en avril, et ils ne sont plus que 54% à le juger «sympathique», contre 63% là aussi en avril, d'après cette enquête réalisée en ligne du 3 au 6 juin auprès d'un panel représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus.

Le désaveu est encore plus marqué auprès des sympathisants du PS interrogés: seulement 36% d'entre eux estiment désormais que Macron serait «capable de sortir le pays de la crise», contre 59% en juin.

Flou sur ses ambitions

Plusieurs couacs ont émaillé le parcours ascensionnel du jeune ministre. A commencer par un échange houleux avec deux militants hostiles à la loi Travail lors d'un déplacement à Lunel le 27 mai, à qui Macron avait rétorqué que «la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler».

Puis il y a eu la révélation par Mediapart et Le Canard Enchaîné que son patrimoine allait être réévalué par le fisc, l'amenant à payer l'ISF avec rétroactivité sur 2013 et 2014.

La semaine dernière, deux précédents sondages, l'un de TNS-Sofres pour le Figaro Magazine et l'autre d'Elabe pour Radio Classique et Les Echos, avaient également fait état d'une baisse de cote de popularité de l'ancien protégé de François Hollande.

Emmanuel Macron, qui a lancé début avril son mouvement politique «En marche!» et qui cultive le mystère sur ses réelles intentions pour l'élection présidentielle de 2017, a implicitement attribué ces «polémiques» et «attaques injustes» à la menace politique qu'il représenterait à gauche.