Primaire à droite: Jean-François Copé inaugure son «QG de campagne économe mais plein d'énergie»

POLITIQUE Le candidat à la primaire à droite, Jean-François Copé, a inauguré mardi soir son QG de campagne, à deux pas de l'Assemblée nationale...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le candidat à la primaire de la droite et du centre Jean-François Copé, le 31 mai 2016 lors de l'inauguration de son local de campagne à Paris.
Le candidat à la primaire de la droite et du centre Jean-François Copé, le 31 mai 2016 lors de l'inauguration de son local de campagne à Paris. — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

« C’est un QG d’allure modeste en termes de moyens, mais qui regorge d’énergie, vous n’avez pas idée ! » À six mois de la primaire, qui désignera le champion de la droite et du centre à la présidentielle de 2017, Jean-François Copé a inauguré mardi soir à Paris son local de campagne à deux pas de l’Assemblée nationale. Une centaine de fidèles, dont les jeunes Camille Bedin et Nathalie Fanfant ou le sénateur de Haute-Savoie Jean-Claude Carle sont au rendez-vous.

Le député-maire de Meaux, défait après le scandale Bygmalion avant un retour médiatique en février, a bien l’intention de jouer les premiers rôles dans cette campagne. S’il reconnaît « quelques handicaps, [s] es sondages », son appétit est gargantuesque. A ses supporters qui seraient regardés avec « commisération », Jean-François Copé les secoue en affirmant qu’il sera le candidat de la victoire pour 2017.

« Il faut prendre l’anti-France de vitesse »

En attendant la victoire, l'heure est à la diète. Si l’adresse du local d’une centaine de mètres carrés loués 5.500 euros est prestigieuse, rue de l’Université (7e arrondissement), l’ambiance est loin d’être bling-bling. Le buffet de fête est composé de parts de pizzas, les quelques bouteilles de jus de fruits et de champagne sont descendues fissa dans des gobelets en plastique. « C’est la campagne la plus économe de toutes les campagnes », mais cela n’empêche pas le candidat d’avoir « des idées claires et un projet ambitieux », celui de « passer de la droite décomplexée à la France décomplexée ».

En cette nouvelle semaine marquée par des grèves, Jean-François Copé rappelle son vœu de gouverner par ordonnances (signées par le Président et immédiatement en vigueur) à l’été 2017, « pendant que les gauchistes sont en vacances », car, assure-t-il, « il faut prendre l’anti-France de vitesse ». Cette manière de « renverser la manière de gouverner le pays qui doit être commandé », « c’est incarner l’autorité, et non l’autoritarisme », affirme le candidat en campagne.

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Un discours qui touche au cœur plusieurs militants. Parmi eux, une sexagénaire retrouve « son » Jean-François Copé, « le courageux, le combatif ». Le candidat qui a déposé ses parrainages auprès de la Haute autorité de la primaire à droite aura cependant fort à faire. Selon le sondage Ifop Fiducial pour Public Sénat et la Fondation Concorde publié ce mercredi, 63 % des sympathisants les Républicains ne le voient pas comme un bon candidat pour la droite en 2017. Un chiffre qui grimpe à 77 % pour l’ensemble des sondés (de droite comme de gauche).