Loi Travail: «Reculer serait une faute politique», estime Manuel Valls

SOCIAL Le Premier ministre a rappelé la ligne de fermeté affirmée par François Hollande…

20 Minutes avec AFP

— 

Le Premier ministre Manuel Valls lors de la séance de questions au gouvernement, le 25 mai 2016.
Le Premier ministre Manuel Valls lors de la séance de questions au gouvernement, le 25 mai 2016. — AFP

Le Premier ministre reste ferme. Face aux contestations contre la loi Travail, il ne reculera pas. « Reculer » sur le projet de loi contesté sur le travail serait « une faute politique » qui donnerait « un boulevard à la droite », a affirmé ce mardi Manuel Valls lors de la réunion hebdomadaire des députés socialistes à l’Assemblée nationale.

« Sur le fond du texte et notamment l’article 2, il faut tenir », avait justement déclaré peu auparavant le Premier ministre devant les députés PS, rappelant également la ligne de fermeté affirmée par François Hollande dans Sud Ouest.

>> A lire aussi : Jean-Pierre Raffarin prédit le recul du gouvernement

« Ouvert au dialogue et aux propositions »

« Dans ce moment-là, reculer serait une faute politique. Si nous cédions, la droite aurait un boulevard », a-t-il ajouté, selon un participant à cette réunion fermée à la presse.

Manuel Valls a assuré être « toujours ouvert au dialogue et aux propositions » mais « pas au troc comme j’ai pu l’entendre ici ou là ».

>> A lire aussi : Pourquoi la CFDT défend-elle l’article 2 du projet de loi?

Le Premier ministre a également qualifié de « pas acceptables » les propos controversés du patron du Medef Pierre Gattaz qualifiant les grévistes de la CGT de « voyous » et de « terroristes », tout en jugeant que les « blocages » n’étaient pas acceptables non plus, selon des propos transmis par un participant. « Les propos de Pierre Gattaz ne sont pas acceptables (…) mais les blocages non plus », a-t-il dit devant ses troupes.