L’Assemblée nationale financera le licenciement des collaborateurs de l’ex-groupe écologiste

BUDGET Dix personnes ont perdu leur emploi à la suite de la disparition soudaine du groupe...

20 Minutes avec AFP

— 

Assemblée nationale. (Illustration)
Assemblée nationale. (Illustration) — LCHAM/SIPA

La dissolution du groupe écologiste fait des dégâts collatéraux. L' Assemblée nationale va prendre en charge une partie « substantielle » du financement du licenciement des dix collaborateurs du groupe qui ont perdu leur emploi du jour au lendemain, après son implosion la semaine dernière, a indiqué mardi l’un des trois questeurs de l’Assemblée, le socialiste Bernard Roman.

>> A lire aussi : Une partie des écologistes rejoint les socialistes, le groupe vert disparaît à l'Assemblée

« On a décidé d’appliquer par anticipation le dispositif pour les licenciements en fin de législature pour les collaborateurs du groupe écologiste avec une prise en charge substantielle par l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué, de sorte que « le traitement de sortie de cette question sera fait dignement ».

Ces collaborateurs étaient rémunérés par le groupe écologiste qui bénéficiait d’un budget de 650.000 euros annuels de la chambre basse du Parlement. L’indemnité de licenciement sera variable en fonction notamment de leur ancienneté.

Collaborateur parlementaire, un statut flou

Les quelque 2.000 collaborateurs parlementaires, qui travaillent majoritairement en circonscription, ne bénéficient actuellement d’aucun statut mais une négociation est en cours dans le but d’aboutir « avant l’été » à un accord collectif sur ce statut. Une association de députés-employeurs a été récemment créée à cette fin.

« Ces négociations concernent pour l’instant uniquement les collaborateurs de députés, mais les collaborateurs de groupe subissent également les effets de la précarité, a fortiori dans les groupes employant moins de onze salariés », avait souligné le Syndicat national des collaborateurs parlementaires (SNCP-FO).