«C'est le roi qui intronise son dauphin»

— 

Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon.
Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. — Bertrand Gay AFP

A peine introduit officiellement par Nicolas Sarkozy, dimanche, David Martinon est la cible des critiques. «C'est le roi qui intronise son dauphin», a résumé lundi le Parti socialiste qui voit d’un mauvais oeil le soutien du président au porte-parole de l'Elysée David pour les élections municipales de 2008. «On voit bien le nouveau style Sarkozy», a commenté l'euro-député Benoît Hamon, lors du point de presse du PS.
 
Arnaud Teullé, qui dirige la section UMP de Neuilly et briguait aussi la tête de liste, s'est rangé derrière Martinon alors que certains militants ont dénoncé le parachutage et demandé des primaires. Des slogans anti-Martinon ont fusé après le départ du Président. «Un vent de révolte semble souffler dans la mairie de Neuilly, (Nicolas Sarkozy) serait bien inspiré d'en tenir compte», a souligné Benoît Hamon.
 
Situation «normale» pour l’UMP
 

A l’opposé, les dirigeants de l'UMP jugent «normal» que Nicolas Sarkozy, «se préoccupe de la succession de la ville dont il a été maire pendant de nombreuses années», a affirmé lundi Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, lors du point de presse hebdomadaire du parti.
 
Pour le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, le soutien de Nicolas Sarkozy à David Martinon est «une recommandation très intéressante, très pertinente de la part d'un expert de la ville», qui «encourage le renouvellement de la liste du conseil municipal».
 
Affirmant que «c'est la commission d'investiture qui prendra la décision», en prenant «en considération toutes les données du problème», Patrick Devedjian a précisé que, pour que la commission d'investiture de l'UMP décide de primaires, «il faut que la fédération, saisie par les militants, la demande».