Royal dénonce les «retournements» diplomatiques de Sarkozy

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La politique étrangère de Nicolas Sarkozy est fondé sur "l'atlantisme" et la "succession de retournements" du président français risquent de faire perdre sa "crédibilité" à la France, a déclaré la socialiste Ségolène Royal.
La politique étrangère de Nicolas Sarkozy est fondé sur "l'atlantisme" et la "succession de retournements" du président français risquent de faire perdre sa "crédibilité" à la France, a déclaré la socialiste Ségolène Royal. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

La politique étrangère de Nicolas Sarkozy est fondé sur «l'atlantisme» et la «succession de retournements» du président français risquent de faire perdre sa «crédibilité» à la France, a déclaré la socialiste Ségolène Royal

L'ex-candidate à la présidentielle estime notamment dans une Tribune au «Monde»que M. Sarkozy a opéré un «revirement» sur la Turquie.


«Tirer la couverture à soi»

Nicolas Sarkozy avait pris fermement position contre l'entrée d'Ankara dans l'UE lors de la campagne, avant de paraître nuancer sa position par la suite. Il estime que la Turquie n'a pas sa place en Europe tout en souhaitant qu'elle puisse bénéficier d'un «véritable partenariat» avec l'UE. Mme Royal accuse encore M. Sarkozy de «tirer la couverture à lui, exaspérant nos plus fidèles partenaires et notamment l'Allemagne».

En Afrique, elle reproche au chef de l'Etat de «dénoncer avec brutalité ce continent comme "absent de l'histoire" (...) pour ensuite s'afficher avec les chefs d'Etat gabonais ou libyen».

Elle critique aussi le récent discours du Président à l'ONU, durant lequel il a évoqué sa volonté d'aider «tous les pays» à se doter du nucléaire civil, en pleine crise avec l'Iran. Mme Royal se demande s'il s'agit d'«improvisation» ou de «provocation».

«Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité?», écrit Mme Royal. «Au fond, seul le rapprochement avec Washington donne à la diplomatie de Nicolas Sarkozy un semblant de cohérence», souligne-t-elle, notant qu'il «fait le choix de l'atlantisme». Pour elle, «cette succession de retournements inspire de l'inquiétude et pose la question de la crédibilité de la parole de la France».