Une partie des écologistes rejoint les socialistes, le groupe vert disparaît à l'Assemblée

EELV Plusieurs députés, qui dénoncent la « dérive sectaire » de leur parti, ont claqué la porte de leur groupe…

20 Minutes avec AFP

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François de Rugy à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2015
François de Rugy à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2015 — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Rien ne va plus à Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Une partie des députés écologistes, dits « réformistes », ont décidé de quitter ce jeudi le groupe créé en 2012 pour rejoindre les socialistes. Conséquence ? Il n’y a désormais plus de groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Ces élus écologistes dénoncent entre autres la « dérive sectaire » de leur parti, « concrétisée par le départ brutal et unilatéral du gouvernement ».

Une composante « libre de ses positions »

Les écologistes réformistes constitueront, au sein d’un groupe « socialiste, écologiste et républicain », une composante « libre de ses positions » sous la houlette de Véronique Massonneau, qui devient vice-présidente de ce groupe recomposé, selon un communiqué commun.

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Ce groupe est composé de François de Rugy, Eric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau, et Paul Molac, a affirmé François de Rugy, ancien coprésident du groupe, devenu vice-président de l’Assemblée nationale à la suite de la démission de Denis Baupin de cette fonction.

A environ un an des élections présidentielle et législatives, ces députés « réformistes » affichent leur souci de « faire œuvre de clarification et de rassemblement », est-il écrit dans le communiqué. Et, « jusqu’au dernier instant de cette législature », le « nouveau groupe entend contribuer (…) à la poursuite des réformes indispensables à notre pays et à la prise en compte des défis sociaux, économiques et écologiques que la France relève ».