Baupin remplacé par De Rugy à la vice-présidence de l'Assemblée nationale

ECOLOGISTES Accusé de harcèlement sexuel par des membres d'Europe Ecologie-Les Verts, Denis Baupin a démissionné de la présidence de l'Assemblée nationale...

Clémence Apetogbor

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François de Rugy à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2015
François de Rugy à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2015 — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Les écologistes ont décidé ce mardi que François de Rugy remplacerait  Denis Baupin à la vice-présidence de l’Assemblée, après la démission de ce dernier à la suite des  accusations de harcèlement et d’agression sexuelle dont il fait l’objet.

Au terme du compromis intervenu entre les deux tendances du groupe de 16 députés (pro et anti-gouvernementaux), François de Rugy, ex-EELV, cesse donc d’être à la coprésidence du groupe qu’il partageait jusqu’à présent avec Cécile Duflot.

Une ou deux présidentes à la tête du groupe ?

Mais les deux tendances, qui s’affrontent depuis des mois et ne siègent ensemble que pour maintenir l’existence d’un groupe à l’Assemblée (ce qui requiert un minimum de 15 députés), ne semblent pas totalement d’accord sur leur compromis. François de Rugy a indiqué à l’AFP qu’il serait remplacé à la coprésidence du groupe par Véronique Massonneau, alors que du côté de Cécile Duflot, on affirme que celle-ci est « la seule présidente du groupe pour l’instant ».

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Denis Baupin a par ailleurs démissionné de plusieurs missions d’information et instances auxquelles il appartenait, selon le bulletin quotidien du Palais Bourbon.

L’écologiste s’était déjà mis en retrait du groupe écologiste après le témoignage de huit femmes, dont quatre élues, l’accusant de harcèlements et agression sexuelle, un dossier sur lequel le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Démissions en cascade

Denis Baupin, désormais non-inscrit, a démissionné de la mission d’information sur l’application de la loi relative à la transition énergétique, et de la mission d’information sur l’offre automobile française, deux de ses domaines d’expertise.

L’élu de la 10e circonscription de Paris (sud des XIIIe et XIVe arrondissements), qui avait été mis en cause la semaine dernière par une enquête de Mediapart et de France Inter, a aussi démissionné de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, une décision actée, comme les deux autres, au Journal officiel.

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Membre de la commission des affaires économiques, il reste inscrit comme membre de la mission d’information relative aux « enjeux et aux impacts de l’effacement électrique diffus », ainsi que de plusieurs groupes d’étude et groupes d’amitié.