Loi travail, impôts, chômage... Les principales annonces de François Hollande

MESURES Interrogé sur Europe 1 ce mardi matin, le président de la République a indiqué que les modalités d’une nouvelle baisse d’impôts pour les ménages seraient déterminées « à l’été »…

20 Minutes avec AFP
— 
François Hollande, face à Thomas Sotto, sur Europe 1, le 17 mai 2016.
François Hollande, face à Thomas Sotto, sur Europe 1, le 17 mai 2016. — Europe 1

Il ne « cédera pas » sur la loi travail. François Hollande était l’invité d’Europe 1 ce mardi matin. Le président de la République a été interrogé par Thomas Sotto puis Jean-Pierre Elkabbach sur les mesures du gouvernement pour lutter contre le chômage et ses ambitions politiques. Le point sur les principales déclarations.

  • Le projet de baisse d’impôts pour les ménages confirmé

François Hollande a réaffirmé son objectif d’une nouvelle baisse d’ impôts pour les ménages. Le président de la République a déclaré : « La réponse est oui [la baisse des impôts pour les ménages va se poursuivre], à condition bien sûr que nous ayons des marges de manœuvre, et pour en déterminer le montant, les modalités, ce sera à l’été. »

François Hollande a cependant estimé qu’il n’y avait « pas de raisons » de procéder à un allégement supplémentaire de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui a déjà connu « un certain nombre d’améliorations ». « Pour les contribuables à l’ISF, ils peuvent déduire une partie de cet impôt en investissant dans les petites et moyennes entreprises. Je pense que ce mécanisme suffit », a souligné le chef de l’Etat.

  • La bataille contre le chômage « pas gagnée »

« La bataille n’est pas gagnée » dans la lutte contre le chômage, a reconnu le président, expliquant qu’elle ne le serait « que quand on aura sur plusieurs mois une baisse continue du chômage ». « Nous avons depuis le début de l’année 50.000 chômeurs en moins », a souligné le chef de l’Etat, mais « c’est une bataille, c’est un combat », et « je me bats tous les jours », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : EN DIRECT. Suivez la journée de mobilisation contre la loi Travail

  • François Hollande ne « cédera pas » sur la loi travail

Les casseurs qui agissent dans les manifestations contre la loi travail, « ça suffit et ça ne pourra pas rester sans réponse », a prévenu François Hollande, soulignant que « manifester c’est un droit, casser c’est un délit ». Rappelant qu’il y avait eu depuis le début du mouvement « plus d’un millier d’interpellations, 60 condamnations », et « 350 policiers blessés », le chef de l’Etat a assuré que « ça ne sera pas accepté » et que « toutes les consignes ont été données : interpellations, interdictions de manifester pour un certain nombre » de personnes, et s’il y a des étrangers, « il y aura reconduite à la frontière ». Sur le fond, « je ne céderai pas », a-t-il affirmé.

  • « Légiférer » pour réguler la rémunération des grands patrons

Le président a également menacé de légiférer pour réguler davantage les rémunérations des grands patrons. « C’est maintenant aux autorités du patronat, des employeurs d’avoir cette exigence morale. A la loi d’intervenir pour des règles plus simples, plus claires, si rien ne se fait du côté patronal. »

  • « Pas d’alternative » à gauche en 2017

Evoquant les prochaines échéances électorales, le président de la République a assuré qu'« en dehors du gouvernement qui est aujourd’hui en place, il n’y a pas d’alternative à gauche ». « Il peut y avoir des propositions de gauche, il peut y avoir des idées de gauche, des ambitions de gauche, heureusement, mais il n’y a pas d’alternative en dehors de la ligne que je représente », a-t-il insisté, avant d’ajouter : « Il peut toujours y avoir une espérance d’une autre gauche, je l’admets. »