Loi travail: Pour Martine Aubry, le recours au 49.3 n'était «pas acceptable»

POLEMIQUE Pour la maire de Lille, il était possible de parvenir à un « accord collectif pendant le débat à l’Assemblée » nationale...

20 Minutes avec AFP

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Martine Aubry assiste à une réunion sur les primaires au PS en vue de la présidentielle le 25 février 2016 à Lille.
Martine Aubry assiste à une réunion sur les primaires au PS en vue de la présidentielle le 25 février 2016 à Lille. — SIPA

Martine Aubry a estimé que le choix du gouvernement d’ utiliser le 49.3 pour faire adopter le projet de loi travail en première lecture n’était « pas acceptable », dans un courrier adressé aux militants PS de la fédération du Nord.

Pour la maire de Lille et ex-ministre du Travail, il était possible de parvenir à un « accord collectif pendant le débat à l’Assemblée » nationale.

Le Parlement privé du débat démocratique

« C’est pour ce faire que plusieurs parlementaires ont fait des propositions d’amendements, pour permettre de rétablir la hiérarchie des normes, comme le prévoyait explicitement la motion majoritaire au dernier congrès » du Parti socialiste, souligne-t-elle dans son courrier.

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« Ces propositions, ils les ont faites jusqu’au dernier moment. Il était donc possible de trouver une majorité parlementaire de gauche. Le choix d’utiliser l’article 49.3 n’est pas, dans ce contexte, acceptable. Il prive le Parlement du nécessaire débat démocratique auquel les Français avaient droit », écrit la maire de Lille.

Le débat comme solution ?

Celle-ci justifie aussi la décision de ses troupes de ne pas signer la motion de censure de gauche déposée par les communistes ainsi que certains écologistes et des frondeurs.

« Elle n’aurait pas empêché l’adoption de la loi, chacun le sait. En revanche, elle aurait renforcé la droite et, surtout, elle aurait sans doute provoqué une scission de notre parti », plaide-t-elle, alors que les frondeurs n’ont pas manqué de railler le manque de courage des aubrystes.

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Seule solution pour Martine Aubry : « rester dans notre parti, y travailler et débattre pour faire renaître l’espoir à gauche ». « Nous sommes nombreux à la souhaiter. Il faut s’y atteler. Ce combat est aussi le vôtre », conclut-elle.