Démission de Bruno Gollnisch: Marine Le Pen joue la carte de «l'apaisement»

FRONT NATIONAL Bruno Gollnisch n’a pas reçu de réponse favorable à sa demande de démissionner du bureau politique du Front National. Marine Le Pen assure vouloir préserver l’unité du parti…

W.P. avec AFP

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Bruno Gollnisch le 26 avril 2014 à Vitrolles.
Bruno Gollnisch le 26 avril 2014 à Vitrolles. — LILIAN AUFFRET/SIPA

Bruno Gollnisch ne démissionnera pas du bureau politique du Front National. Marine Le Pen a « refusé » dans un « souci d’apaisement » de répondre favorablement à la lettre de démission posée par l’eurodéputé, suite à sa participation au 1er mai de Jean-Marie Le Pen, place des Pyramides, à Paris. La nouvelle a été annoncée par communiqués par la présidente du FN et Bruno Gollnisch.

Préserver l’unité du parti

Marine Le Pen rappelle, toujours via communiqué, que la volonté de voir l’eurodéputé démissionner émanait du parti d’extrême-droite lui-même, comme l’avait exprimé le bureau politique le 2 mai dernier. La lettre diffusée par le Front National montre que malgré sa clémence, la fille de Jean-Marie Le Pen n’absout pas totalement Bruno Gollnisch de son « péché ». « Si le combat pour la France nécessite l’union de tous les patriotes de bonne volonté, ce combat ne peut néanmoins être efficace et gagnant que dans le respect de la discipline, condition sine qua non de l’appartenance à un mouvement politique et particulièrement à ses instances dirigeantes », peut-on ainsi lire.

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Pour Bruno Gollnish, le problème est réglé

Bruno Gollnisch a, pour sa part, également réagi à la décision prise par son ancienne rivale dans la course à la tête du FN, en 2011. « [A] la suite de la divergence d’interprétation au sujet de ma participation aux cérémonies du 1er mai […], j’ai présenté ma démission du bureau politique du Front national à la présidente Marine Le Pen, qui l’a refusée », avant d’en conclure que, « l’incident est clos en ce qui me concerne. »

Marine Le Pen indique en revanche dans son communiqué que Marie-Christine Arnautu, membre du bureau exécutif (BE) du parti, également épinglée pour les mêmes raisons que Bruno Gollnisch, sera convoquée incessamment devant les instances disciplinaires car elle a « refusé de se soumettre à la motion du bureau politique du Front national » qui lui demandait de quitter le BE.

Des responsables locaux du FN déjà écartés

Aussi bien Marie-Christine Arnautu que Bruno Gollnish avaient indiqué s’être rendus place des Pyramides par « fidélité » à M. Le Pen mais avaient aussi manifesté leur volonté d’assister au dépôt de gerbe par Marine Le Pen devant une statue de Jeanne d’Arc puis au banquet républicain organisé par le Front national porte de la Villette à Paris, ce que la direction du parti avait refusé.

La motion du BP du parti, adoptée à une large majorité, justifiait la demande de démission des instances du parti par « le caractère inacceptable de la participation de membres du BP du FN à une manifestation politique réunissant un grand nombre d’organisations et de personnalités violemment hostiles au FN et au cours de laquelle des critiques virulentes ont été formulées à l’égard du FN, de sa ligne politique et de sa présidente. »

Plusieurs responsables locaux, présents au rassemblement de Jan-Marie Le Pen, ont en outre déjà été écartés.