«Culottegate»: Michel Sapin invité à «réfléchir sur ce qu'est le sexisme» par sa collègue Laurence Rossignol

SEXISME Laurence Rossignol, la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, est revenue ce jeudi sur les accusations de harcèlement et d’agressions sexuels qui visent plusieurs hommes politiques...

W.P.

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La ministre en charge du droit des Femmes, Laurence Rossignol, le 18 février 2016.
La ministre en charge du droit des Femmes, Laurence Rossignol, le 18 février 2016. — CHAMUSSY/SIPA

Quelques jours après le début de l’affaire Denis Baupin révélée par France Inter et Mediapart, la ministre en charge des Droits des femmes, Laurence Rossignol a été invitée ce jeudi à réagir à la polémique concernant le ministre des Finances Michel Sapin, accusé d’avoir « fait claquer l’élastique de la culotte » d’une journaliste.

Michel Sapin doit « réfléchir sur ce qu’est le sexisme »

« On lui a demandé de s’excuser, il s’est excusé. Prenons acte de ses excuses », a commencé la ministre invitée dans le Club de la presse, sur Europe 1. Interpellé en pleine affaire Baupin sur la question de ses agissements supposés envers une journaliste, Michel Sapin s’était défendu, mardi, en déclarant : « On est dans un domaine total de calomnie. »

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La ministre a concédé qu’« au-delà de l’excuse, il y a une compréhension nouvelle, quelque chose dont il n’avait pas mesuré totalement la signification, la portée. Il doit lui-même réfléchir sur ce qu’est le sexisme, les rapports avec les femmes ». Cependant, Laurence Rossignol ne croit pas « qu’il doive démissionner » pour autant.

Appelée à réagir au scandale Denis Baupin, la ministre s’est dite « très choquée », tout en rappelant « qu’aucun milieu n’a l’exclusivité. » « L’examen de conscience que tout le monde doit faire, d’un certain point de vue, je suis fière que ce soit le monde politique qui le porte », a ajouté Laurence Rossignol.

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Quid du délai de prescription pénale

Si elle se félicite de ne pas avoir « attendu l’affaire Denis Baupin ni toute autre affaire pour en prendre la mesure » (en précisant que « dès 2012, nous avons fait voter une définition claire et précise du harcèlement sexuel dans le Code pénal pour permettre des poursuites pénales contre les harceleurs ou les agresseurs »), elle reconnaît que « nous pouvons progresser et faire mieux en termes d’évolution législativepour protéger les victimes. »

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Pour ce faire, elle cite l’exemple de l’augmentation du délai de prescription pénale. « Une proposition de loi a été votée à l’Assemblée nationale il y a très peu de temps qui allonge les délais de prescription de trois ans à six ans. J’appelle le Sénat à la voter dans les mêmes termes et dans les meilleurs délais », a-t-elle terminé.