Loi travail: Une quinzaine de députés PS, dont des frondeurs, seront reçus mardi à Matignon

DISCUSSION Le patron du PS a estimé qu'« il y a encore un travail à faire de conviction »…

Clémence Apetogbor

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Le chef des députés socialistes Bruno Le Roux, le 16 mai 2013.
Le chef des députés socialistes Bruno Le Roux, le 16 mai 2013. — SEVGI/SIPA

Ils seront une quinzaine de députés socialistes, dont des frondeurs, à se rendre mardi matin à Matignon pour « continuer la discussion » sur le projet de loi travail, a fait savoir ce lundi le patron du groupe PS Bruno Le Roux.

Ce dernier, interrogé par la presse sur les voix manquantes pour adopter ce texte controversé et éviter le recours au 49-3, a déclaré qu'« il y a encore un travail à faire de conviction et un travail de discussion avec le gouvernement ».

Continuer la discussion

« C’est pour ça qu’une délégation du groupe socialiste se rendra demain matin à 09h30 à Matignon pour discuter avec le Premier ministre, avec la ministre du Travail, pour continuer la discussion, pour montrer que nous souhaitons nous réunir très largement et que nous souhaitons adopter ce texte », a-t-il ajouté, précisant avoir invité des frondeurs tels Christian Paul et Jean-Marc Germain.

Christian Paul a ensuite précisé qu’il n’avait pas encore décidé de sa participation. « Il y a peut-être encore la possibilité d’un ultime effort de dialogue. J’y suis prêt, sans baisser la garde », a-t-il ajouté.

Conviée également, Karine Berger, leader du courant La Fabrique au sein du PS, sera également présente, d’après Bruno Le Roux.

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Exprimer des positions

Au sujet du « compromis » proposé lundi par le rapporteur de la loi travail Christophe Sirugue (PS) sur « le point dur », l’article 2 relatif aux accords d’entreprise, le président de groupe a jugé que « c’est la rédaction qui devrait permettre de contenter tout le monde ». D’après lui, elle a également recueilli l’approbation des syndicats réformistes.

« Chacun est au pied du mur » sur « la sincérité de (ses) demandes », a lancé Bruno Le Roux à l’adresse des frondeurs.

Pour sa part, Christian Paul a jugé que les discussions en cours sur le projet de loi « doivent être l’occasion d’exprimer des positions, pas de chercher une sorte de synthèse au rabais ». « Il n’y a jamais de fatalité à passer en force », a complété le chef de file des frondeurs.