S'il accède à l'Elysée en 2017, Bruno Le Maire proposera un référendum sur l'UE

REFERENDUM Le candidat à la primaire veut faire souffler un vent de « renouveau européen »…

20 Minutes avec AFP

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Bruno Le Maire et son chef de cabinet Maxime Costilhes, le 18 février 2016 à Paris.
Bruno Le Maire et son chef de cabinet Maxime Costilhes, le 18 février 2016 à Paris. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

S’il était élu président de la République en 2017, Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, ferait un référendum sur l’ Union européenne.

« Si je suis élu président de la République en 2017, un référendum sera organisé dans le courant du quinquennat sur les modifications des traités nécessaires à de nouvelles orientations européennes », explique-t-il, selon le texte transmis à l’AFP d’un discours qu’il doit prononcer ce lundi après-midi à la Hertie School of Governance à Berlin.

« Un renouveau européen »

Pour le candidat à la primaire, en déplacement dans la capitale allemande, où il est arrivé dimanche et s’est entretenu avec le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, l’idée est de « refermer la blessure du non au référendum de 2005 ».

Bruno Le Maire propose que les six Etats fondateurs « apportent leur propre réponse et présentent leurs propositions, dans un an, devant les 28 ».

Il prône « un renouveau européen » qui reposera sur « un nouvel élan franco-allemand », explique-t-il, revendiquant « avec force (son) choix franco-allemand ».

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Les Allemands appelés à croire en la France

« Vous, Allemands, vous doutez de la parole de la France. Ne doutez plus. Croyez dans la France et dans la détermination de mes compatriotes à tirer un trait sur 30 années de gaspillages et de renoncement », lance-t-il.

Et de dénoncer « la cacophonie européenne » et « l’impuissance à contrôler nos frontières, impuissance à prévenir les menaces, impuissance à négocier avec la Turquie un accord équilibré sur la question des réfugiés, impuissance à contenir les ambitions de la Russie et à stabiliser notre relation avec elle ».

L’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a effectué ce déplacement notamment en compagnie de Michel Barnier, ex-commissaire européen, qui lui a apporté son soutien en vue de la primaire de l’automne 2016.