Arnaud Montebourg se positionne pour 2017 et cible Emmanuel Macron

POLEMIQUE «S'il y a des responsabilités à prendre, je les prendrai», prévient l'ex-ministre de l'Economie, 2017 dans la tête...

M.P. avec AFP

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Arnaud Montebourg à Paris le 27 novembre 2015.
Arnaud Montebourg à Paris le 27 novembre 2015. — JOEL SAGET / AFP

Tiens, revoilà Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’Economie est sorti de sa réserve ce dimanche, assurant, dans un entretien diffusé ce dimanche midi sur France 2 que « s’il y a des responsabilités à prendre » en vue des échéances électorales de 2017, il les prendra, même si « le moment n’est pas venu ». Dans l’émission 13H15 Le dimanche, l’ancien avocat devenu entrepreneur décrit la politique comme « un système aujourd’hui bloqué, tombé dans le formol, en tout cas au plan national ». « Il va falloir certainement apporter un vent radical de transformation du monde politique », préconise l’ancien ministre, toujours membre du PS par « fidélité à ses convictions ».

« Les Français ont compris que la primaire est l’airbag anti-21 avril »

Et donc, pour 2017, « s’il y a des responsabilités à prendre, dans une période où le pays s’interroge (…), je les prendrai », prévient-il. Mais, « c’est une décision difficile à prendre, elle demande réflexion et travail, je n’en suis pas là, nous n’en sommes pas là, le moment n’est pas venu ».

Ce renouveau, « je ne crois pas que ça passe par les appareils politiques », prévient Arnaud Montebourg. « La droite a trouvé une solution, la primaire. La gauche pour l’instant la refuse », regrette celui qui était arrivé troisième lors de la primaire de gauche de 2011, derrière François Hollande et Martine Aubry. « La société n’est pas convoquée pour participer à la construction de la solution de l’année prochaine », déplore l’ex-ministre de l’Economie, alors que « les Français ont compris que la primaire est l’airbag anti-21 avril ».

« Quand on est ministre de l’Economie, on a beaucoup de problèmes à régler »

Dans un pays qui ne va, selon lui, pas mieux, contrairement à ce qu’affirme François Hollande, « vous avez besoin aujourd’hui d’un renouveau, avec des idées nouvelles, y compris iconoclastes », mais, regrette-t-il, « l’ancienne génération dit non ». Pas question pour autant d’adouber Emmanuel Macron qui, lui aussi revendique un renouveau des idées et des pratiques, sur le créneau du « ni à droite ni à gauche ». « Je ne sais pas comment se définir avec une double négation, on ne se définit que positivement », lui rétorque Arnaud Montebourg, même s’il y a « des solutions nouvelles à gauche et à droite ».

« Je serais prêt à discuter de ce qu’il (Emmanuel Macron) propose ». Mais « je ne sais pas ce qu’il propose, je ne comprends pas ce qu’un ministre de l’Economie fait quand il fonde un mouvement politique : quand on est ministre de l’Economie, on a beaucoup de problèmes à régler », relève Arnaud Montebourg. Hasard ou coïncidence, son entretien tombe le jour où Emmanuel Macron va faire parler de lui, en présidant un banquet en l’honneur de Jeanne d’Arc à Orléans… sur l’invitation d’un maire Les Républicains.