Primaire de droite: Le Maire refuse d'être le Premier ministre d'un de ses concurrents

ELECTION Le candidat à l'investiture des Républicains vise la présidence de la République, et rien d’autre…

20 Minutes avec AFP

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Bruno Le Maire à son bureau, février 2016.
Bruno Le Maire à son bureau, février 2016. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

A la primaire de la droite et du centre, Bruno Le Maire n’a qu’un objectif : la victoire. Pas question pour le député Les Républicains de l’Eure de négocier autre chose.  Le candidat de droite a en effet, ce mardi, « pris l’engagement de n’être le Premier ministre d’aucun des concurrents à la primaire » à droite, s’il n’était pas choisi fin novembre pour représenter ce camp à la présidentielle.

« On ne peut pas vouloir devenir chef de l’Etat et accepter de prendre le poste de Premier ministre de son ancien concurrent en acceptant d’appliquer son programme qu’on a critiqué pendant la campagne, c’est indigne », a-t-il déclaré sur BFMTV.

Tous les parrainages réunis

Alors qu’on lui demandait s’il y avait trop de candidats pour cette échéance de fin novembre, comme certains de ses concurrents le pensent, il a répondu : « Non. Chacun est libre de présenter. On ne peut pas réclamer plus de démocratie et déplorer que de nombreuses personnes veulent se présenter. »

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« Il y a des conditions à remplir », a toutefois relevé celui que les sondages présentent actuellement comme le 3e homme de la primaire, profitant de l’occasion pour annoncer qu’il avait les parrainages et qu’il pouvait dès lors être « officiellement candidat ». Pour se présenter, il faut disposer du parrainage de 20 députés, 250 élus locaux et 2 500 adhérents.

Pour plusieurs responsables du parti dirigé par Nicolas Sarkozy, seuls l’ancien président, qui n’est pas encore candidat, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont assurés d’obtenir leur parrainage.