FN: Pour ce 1er mai, l'ambition de Marine Le Pen est d'«apaiser» la France

POLITIQUE La présidente du FN prononçait ce dimanche un discours en clôture d’un banquet réunissant direction du parti d’extrême droite et militants…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du FN, le 1er mai 2016 à Paris.
Marine Le Pen, présidente du FN, le 1er mai 2016 à Paris. — DOMINIQUE FAGET / AFP

Nouveau slogan pour une nouvelle vie. Marine Le Pen a assuré ce dimanche à Paris que « La France apaisée », le nouveau mot d’ordre frontiste depuis le début de l’année, n’était pas « un slogan ». Pour la présidente du Front national, c’est une « ambition », voire une « nécessité vitale ».

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La frontiste prononçait un long discours en clôture du « banquet patriote et populaire ». Cette manifestation était organisée par le parti dans le nord-est de Paris pour le 1er mai, en lieu et place de son habituel défilé vers la place de l’Opéra où était son père Jean-Marie, exclu du FN.

« Le calife de l’Elysée et les deux Iznogouds du gouvernement »

« Il n’est pas possible de vivre dans une nation de plus en plus troublée, en proie aux conflits, aux doutes, aux risques de déchirures. En tous domaines, la France a besoin d’apaisement, je dirais même qu’elle a besoin de paix », a poursuivi l’eurodéputée devant plus de 2.000 partisans, selon les chiffres du parti.

« Nous ne l’aurons qu’en ayant le courage de prendre des décisions qui rompent avec des décennies de reculades. Ces abandons jettent notre pays dans le chaos », a estimé cette candidate à l’Elysée.

Rappelant à plusieurs reprises que le banquet parisien se tenait à un an de la présidentielle, la patronne du FN a prédit que « les mois qui viennent donneront le tournis aux Français », avec la primaire à droite et ses « coups tordus » mais aussi la lutte entre le « calife de l’Elysée et les deux Iznogouds du gouvernement », référence à François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron.

Place des Pyramides, Jean-Marie Le Pen pronostiquait un peu plus tôt dans la matinée l’échec de sa fille à la présidentielle 2017, à cause de la « désunion ».