Parrainages, bureaux de vote, financements: Ce que dit le «Guide électoral» de la primaire à droite

POLITIQUE La haute autorité de la primaire de la droite et du centre a dévoilé ce vendredi les règles du scrutin organisé en novembre 2016...

Anne-Laëtitia Béraud

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La juriste Anne Levade, présidente de la haute autorité de la primaire de la droite et du centre (debout) le 22 avril 2016 à Paris.
La juriste Anne Levade, présidente de la haute autorité de la primaire de la droite et du centre (debout) le 22 avril 2016 à Paris. — A.-L.Béraud/20 Minutes

La primaire « de la droite et du centre » pour la présidentielle 2017, étape 2. Après la publication d’une Charte, la haute autorité chargée de cette élection publie ce vendredi un guide électoral en vue des scrutins des 20 et 27 novembre. Sont précisées, en 38 pages, les règles de cette élection. « Ce guide électoral complète la Charte, précisant les conditions matérielles et logistiques de cette primaire », a souligné ce vendredi la présidente de cette organisation indépendante du parti Les Républicains, la juriste Anne Levade.

>> Voir le guide électoral publié par la haute autorité de la primaire

Figurent dans ce document les règles sur les parrainages des candidats, le déroulement des opérations de vote ou encore les règles sur les comptes de campagnes.

Mode d’emploi de la candidature

Pour se présenter à cette primaire, un candidat Les Républicains doit ainsi obtenir le parrainage de 250 élus - parmi lesquels 20 parlementaires – répartis sur 30 départements, et de 2.500 d’adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2015 et répartis sur 15 fédérations départementales. Les parrainages d’élus seront rendus publics. Si un candidat obtient plus de 250 parrains élus, seuls 250 noms seront tirés au sort et publiés. Les noms des adhérents resteront, eux, secrets.

La liste officielle des candidats qui auront obtenu les précieux parrainages sera rendue publique le 21 septembre. Et quand il ne restera qu’un vainqueur à cette primaire, fin novembre, les perdants auront « l’obligation première de le soutenir », a fortuitement rappelé la présidente de la haute autorité.

Plus de 10.000 bureaux de vote

Pour voter à cette primaire, 10.337 bureaux de vote seront installés dans les communes tant en métropole qu’en outre-mer. La location des bureaux de vote sera d’ailleurs le budget le plus onéreux de cette campagne évaluée « entre 5 et 8 millions d’euros », selon Anne Levade, « dont 5 millions préfinancés par Les Républicains ».

Ce « préfinancement » devrait être remboursé avec les recettes de la primaire, puisque chaque électeur déboursera deux euros à chaque scrutin pour pouvoir voter. Quant aux Français de l’étranger, ils auront, eux, la possibilité de voter de manière électronique.

>> A lire aussi : Pourquoi Les Républicains s’écharpent sur la nouvelle règle de parrainage des candidats

Au sujet des comptes des candidats, Anne Levade assure que la « transparence » régnera : tous les candidats auront un compte de campagne pour la campagne officielle du 21 septembre au 27 novembre. Et ces comptes seront rendus publics sur le site primaire2016.org. Un plafond des dépenses sera prochainement déterminé par la haute autorité.

« Carton jaune »

L'autorité de l’organisation présidée par Anne Levade sera cependant limitée. Elle ne prendra pas de sanctions, comme l’exclusion d’un candidat qui ne respecterait pas les règles de cette élection interne. Elle se réserve cependant le droit de dresser « des cartons jaunes ».

« On peut faire des recommandations générales, des décisions de cadrage, soit adresser des observations particulières à tel ou tel candidat, ou telle catégorie de candidats, ou tel parti, parce qu’il y aurait quelque chose qui se passe qui est non conforme aux règles du jeu internes à la primaire », souligne Anne Levade. Tous les éventuels rappels à l’ordre seront publiés sur le site internet de la primaire. Transparent.

Douze personnes souhaitent aujourd’hui participer à la primaire de la droite et du centre. Il s’agit de François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, Geoffroy Didier, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nadine Morano, Jacques Myard et Hassen Hammou. Cependant, ils ne pourront pas tous concourir à cette élection interne, car la règle des parrainages, avec 250 élus et 2.500 adhérents, est particulièrement contraignante.